mercredi, 16 mai 2012
Retour aux sources ...
Il a très, très, très longtemps, dans une autre vie, j’ai été le responsable pour le compte d‘une entreprise qui en avait le marché, de l’entretien des jardins du Parc de Sceaux
(180 ha !) et de 2 ou 3 autres parcs du coin, dont celui de la Vallée-aux-loups (80 ha).
Beaucoup de stress mais aussi beaucoup de bonheur !
J’avais une vingtaine d’année, j’adorais ce travail que je prenais très à cœur, mais je l’ai quitté à la naissance de mon premier fils car je souhaitais naviguer sur mon propre bateau et aussi, …sous des cieux un peu plus bleus !
Il y a une quinzaine de jours, je suis retourné pour la première fois sur ces lieux où j’avais fait mes premières armes.
Tout d’abord la Vallée-aux-loups.

Chateaubriand l’avait acheté et y avait planté, lui même, la plus part des arbres.
Pour des raisons financières (il n’était plus ministre !!!), il a été dans l’obligation de revendre, la mort dans l'âme, cette propriété .
Par bonheur, comme pour la visite du Jardin Albert Kahn, et pour les mêmes raisons, il pleuvait, … j’étais seul.
Un triste constat : si les arbres sont les mêmes et si la maison est toujours au même endroit, ce n’est plus du tout la même atmosphère qui y règne…
Le parc que j’ai connu était sauvage et, je crois, interdit au public.
J’y ai vu souvent des renards.
On avait alors, l’étrange impression d’être en pleine nature alors que la tour Eiffel est à quelques kms.
Aujourd’hui, en raison de l’ouverture au public, et c’est compréhensible : tout est clean et policé.
Corbeilles à papier, bancs, panneaux indicateurs et … d’interdictions, comme celui là, qui illustre parfaitement ce que je viens d écrire :
Sinon, ce sont toujours les mêmes arbres…
« Je me suis attaché à mes arbres ; le leur ai adressé mes élégies, des sonnets, des odes.
Il n’y a pas un seul d’entre eux que je n’aie soigné de mes propres mains, que je n’aie délivré du ver attaché à sa racine, de la chenille collé à sa feuille ; je les connais tous par leur nom, comme mes enfants : c’est ma famille, je n’en n’ai pas d’autre, j’espère mourir au milieu d’elle. »
Marronnier, planté par Chateaubriand:
31 mètres de haut, 4 m 64 de circonférence (en tous cas, c'est ce qui était inscrit sur le panneau indicateur, que … j’ai retiré de ma photo. (Merci Photoshop !)

Cèdre du Liban, planté également par lui.
Superbe! (mensurations comparables à celle du marronnier !)

« Les arbres que j’ai plantés prospèrent, ils sont encore si petits que je leur donne de l’ombre quand je me place entre eux et le soleil. Un jour, en me rendant cette ombre, ils protègeront mes vieux ans comme j’ai protégé leur jeunesse..."
Petite erreur de timing.
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10:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la vallée aux loups, chateaubriand, jardin, cèdre du liban, marronnier
mardi, 15 mai 2012
" Matériaux" anciens
Il y a un peu plus d’un mois Jean Louis parlait des matériaux anciens que nous utilisons et parfois des copies que nous en faisons faire.
Superbes sculptures en pierre, vu chez « Decor et Tradition » à Cavaillon :
Cela ne m’a pas empêché d’apprécier le commentaire d’Alain ( 4 avril) , qui disait « c’est un peu triste d’imiter, cela prouve qu’on ne peut pas faire mieux ».
Comme c’est exact !
J’ai beaucoup apprécié, également, les paroles de la chanson de Brassens qu’il a joint à son commentaire …
Et pas besoin d’aller chercher très loin pour trouver une illustration de qu’il nous a écrit.
Ainsi, il suffit, tout simplement, d’emprunter les rues de certaines de nos villes de Provence.
Par exemple, Orange, que je connais bien.
- Quelle tristesse, ces pavages en matériaux recomposés et fabriqués industriellement
qui se veulent des reproductions de dalles naturelles issues des carrières calcaires de la région.
Beurkkk…
Avec de faux "défauts" qui se veulent naturels et reproduits systématiquement et … à l’identique.
On les retrouve tous les 3 mètres !
Faux patinage du temps, mais … vraie horreur !
Chaque génération à toujours apporté sa pierre (c’est le cas de le dire !) dans la continuité ou non, de celle qui l’a précédée, mais jamais cette vulgaire imitation.
Pourquoi donc, imiter si grossièrement le passé, ... faute de s’en inspirer ?
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Bon, revenons aux matériaux et ouvrages anciens !
Là, il ne s’agit pas d’imitations ou de copies, mais d’ouvrages fait il y a plusieurs années, plusieurs siècles parfois, par la main de l’homme, artiste réputé ou tailleur de pierres inconnu, peu importe, comme cet homme à la pipe, atterri on ne sait comment, au milieu des pierres, poutres, poteries et portails en fer forgé !
Il semble méditer sur tout cela, … le pouce de sa main gauche entre l’index et le majeur !
Dans quel maison, dans quel jardin finira-t'il ses jours ?
Toutes ces œuvres si humaines ne sont plus systématiquement vouées à la destruction depuis l’apparition d’une profession relativement nouvelle : les récupérateurs de matériaux, comme Décor et Tradition ( où j’ai pris ces photos…)
On ne leur dira jamais assez merci !
P.S.: je ne suis ni propriétaire, ni actionnaire d’une entreprise de récupération,
… rien qu'un simple amateur !
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00:42 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jardin, cavaillon, matériaux anciens, récupérateurs de matériaux
lundi, 14 mai 2012
Cours élémentaire d'arboriculture- A. Du Breuil ( 1857)
Quelques beaux spécimens piochés dans le bouquin de Du Breuil
(Les illustrations sont toutes plus belles les unes que les autres, je ne peux malheureusement en sélectionner que quelques unes !)
Taille du poirier en vase ou gobelet à branches croisées.:

Du Breuil ( 1811/1885) était professeur au Conservatoire des Arts et Métiers et a écrit un grand nombre d’ouvrages que j’ai souvent cités.
C’est lui qui a crée l’Ecole qui porte toujours son nom et qui est, aujourd’hui, l’Ecole d’Horticulture de la Ville de Paris ( la plus grande de France : 25 ha !)
Il s’y trouve un très bel arboretum et un verger où étudiant, j’allais manger des pommes !
Bref, aussi délirante que puisse paraître cette forme palissée, elle n’est pas née de l’imagination du 1er venu, mais de Du Breuil, himself.
Il l’a préconise pour les localités « exposées à des vents très violents ».
"mais, l’arbre ainsi taillé aura 1/3 de fruits en moins que dans le cas d’une taille « normale ».
Le Ø est de 2 mètres, et l’espacement entre les branches de 30 cm
Le même arbre, vu de dessus :

Autre arbre originale, ce cerisier « soumis à la forme en espalier en plein vent pour une tonnelle circulaire » par Louis Noisette.

Comme Du Breuil, Louis Noisette ( 1772 /1849) n’est pas le 1er venu, lui non plus.
Il est célèbre car il est à l’origine, avec son frère aux Etats Unis, de toutes la classe de rosiers aux quels son nom a été donné :
Les rosiers Noisette ( Rosiers Blush, Old Blush…)
Et les rosiers Thé-Noisette ( Mme Alfred Carrière, …)
Et ce poirier "soumis à la forme en espalier en plein vent horizontal pour une tonnelle carrée "
( Toujours Louis Noisette !) :

00:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, ecole du breuil, louis noisette, fruitier en espalier
samedi, 12 mai 2012
Louis- Aquilin Verrier
J’aime bien découvrir derrière les plantes, les végétaux ou les jardins, les individus qui leurs ont été attachés d’une manière ou d’une autre.
Ainsi, parler du Jardin Albert Kahn, c’est parler aussi d’Albert Kahn, bien sûr, mais aussi d’Henri et d’Achille Duchêne , d’un paysagiste japonais qui y a œuvré, etc…. c’est sans limite.
C’est, en fait, une multitude de tiroirs qui s’offrent à vous et qu’on a la possibilité d’ouvrir ou non selon son humeur !
Ainsi, suite à ma ballade au milieu des arbres fruitiers palissés du jardin « à la française », la curiosité m'a poussé à ouvrir le tiroir « Verrier », l’inventeur de la palmette éponyme.
J'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé rien d'autres ... qu'une nécrologie, publiée dans la "Revue Horticole" de 1867, année de sa mort.
On fera avec!
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Les Verrier étaient jardiniers de père en fils depuis plusieurs générations.
Louis-Aquilin ( !) Verrier est né le 31 décembre 1812.
A 18 ans il suit des cours de jardinage au Jardin des Plantes, puis après 3 ans de pratique, rentre au service de Gustave Redouté qui, pour la petite histoire, lui a fait don de quelques une de ses aquarelles.
Quelques temps après la mort de Redouté, à 37 ans il est nommé jardinier à l’Ecole Régionale de Saulsaie qui est aujourd'hui en 2012, une "Maison Familliale et Rurale" et dont je n'ai trouvé strictement aucune allusion sur leur site, bien que l'enseignement de la taille fruitière y soit toujours dispensé.
Dans ce jardin de 2ha, il s’est aperçu, un peu par hasard, qu’en redressant verticalement une partie de l’extrémité des branches d’un arbre palissé, on donnait de la vigueur à toutes les autres parties.
La palmette Verrier était née :
Avec son port en « candélabre », la circulation de la sève y est idéale, car elle est "appelée" par la partie verticale des extrémités
Les branches extérieures de l’arbre sont plus longues horizontalement et verticalement que leurs supérieures.
Il y a un parfait équilibre.
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Illustrations tirées d'un livre de Du Breuil (qu'on ne présente plus ici) ,
" Culture des arbres et arbrisseaux fruitiers" Paris 1867:





Un extrait de l’article de la "Revue horticole" :
… Je citerais un Pommier Beurré d’amantis en contre espalier ayant près de 12 mètres d’étendue sur plus de 2m50 de hauteur, avec 10 branches de chaque côté.
Cet arbre magnifique irréprochable dans toutes ses parties, a été entièrement formé en 12 ans.
Quoique la production de cet arbre soit parfois très considérable, la végétation est néanmoins très belle, la sève tellement surabondante que Verrier a pu au-dessus du palissage, former de toutes lettres, avec les pointes des branches charpentières le nom de l’Empereur, coupé en 2 par un charmant dessin.
Je pourrais citer nombres d’autres arbres non moins remarquables en palmette Verrier, à branches disposées en losange, des Pommiers en gobelet, unis entre-eux par le haut et formant une série d’arches élevées, des Poiriers dessinant des spirales très élevées et très productives, des Poiriers en pyramides ordinaires ou à pans réguliers et de 3 à 4 mètres de haut, des formes anciennes, des formes neuves, , surtout les meilleures à tous égards, et aussi des formes hardies, élégantes, mais toujours favorable à la production… »
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Former le nom de l’Empereur avec les pointes des branches charpentières !
Si ça, ce n’est pas du fayotage…
Fayot ou non, le résultat, le voici, et c'est ... superbe ! :

jeudi, 10 mai 2012
Les formes palissées des arbres fruitiers
Petit rappel sur les formes les plus classiques.
Il en existe bien d'autres qui ne sont souvent que des variantes.
Par exemple, la variante de la forme en "u", c'est la forme en "v"!
wahou !
Fallait y penser !!!
Au XIX ème siècle les horticulteurs se sont bien amusés à apporter leurs contributions que chacun pensait révolutionnaires!
Le plus célèbre et le plus sérieux fut Verrier, jardinier chef dans une école d'horticulture à La Saussaye, dans l'ain ( sauf erreur)
Lui, c'était du sérieux, mais il y a eu de vrai délire et hier j'en avais mis ici un petit échantillon ...

1 - Palmette " U simple"
2- Palmette " Verrier"
3- Palmette " U double"
4- Palmette " horizontale"
5- Palmette " à branches obliques"
6- Palmette " à branches obliques doubles"
7- Cordon "horizontal à 1 bras"
8- Cordon "horizontal à 2 bras"
9- Cordon "double"
00:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : arbres en espalier, jardin, palmette, cordon, palmette verrier
mercredi, 09 mai 2012
Le Jardin Albert Kahn - La taille dirigée des fruitiers
Habituellement la taille en espalier se justifie surtout lorsque les plantations des fruitiers sont contre un mur.
Elle favorise la fructification et permet une bonne ventilation et un bon ensoleillement des branches et la récolte est plus simple.

Mais, ces formes dirigées présentent également un intérêt esthétique par leur architecture très décorative.
Et ill faut bien l'avouer: c'est cette aspect qui nous intéresse !
D'ailleurs, Jean Louis vient de terminer un projet de potager structuré par des haies de palmettes « Verrier », ce sera probablement pour l’automne.
Mais aujourd'hui, il s’agit toujours du Jardin Albert Kahn, les arbres palissés dans le jardin
«à la Française». ( Je ne vais pas revenir sur cette dénomination !)
De très belles formes dirigées.
Palmette « Verrier » :
Palmette « à branches obliques à 2 étages » :

Cordon «horizontal à 2 bras» :
Une forme que je ne connais pas (et dont je doute de l’intérêt concernant la fructification)…:

Mais, de tous temps, l’imagination des jardiniers dans ce domaine, n’a jamais eu vraiment de limite. !
La preuve :


mardi, 08 mai 2012
Le Jardin Albert Kahn - le jardin " à la Française".
En 1875, Albert Kahn confia la conception des jardins situés face à son jardin d’hiver( en fait, une serre tropicale. ) à Achille Duchêne, le paysagiste du « Tout-Paris » de l’époque !
Je n’ai toujours pas trouvé à qui on devait ce « Palmatorium » , c’est le nom de cette serre qui, pour la petite histoire, a servi de décor au film de Francisco Rossi, « La Traviata ».
Sur le prospectus qui m’a été émis à l’entrée il est indiqué pour cette zone : « jardin à la Française » .
Très sincèrement, et sans vouloir pinailler, je pense qu’il s’agit d’une qualification assez réductrice.
Henri Duchêne, le père d’Achille commença sa carrière en collaborant à tous les travaux paysagers de Paris ( Bois de Boulogne, Buttes-Chaumont, etc…).
Le « style » en vogue à cette époque, c’était « le jardin anglais ».
Très vite, Henri Duchêne renia cette période de sa vie.
Et il qualifiait, avec dédain, le « style » de ces jardins de « style mou »!
En fait, il était pour le retour à une certaine forme de clacissisme : des jardins architecturés, comme plus personne n’en faisait en France depuis Le Nôtre,
... depuis 150 ans !
Il travailla par la suite en symbiose avec son fils Achille, et on peut difficilement dissocier l’un de l’autre.
On leur doit, par exemple, la restauration, avec l’aide de documents du XVIIIème qu’ils avaient retrouvés, des jardins de Vaux le Vicomte, qui étaient tombés en total abandon.
Mais, de là à qualifier les jardins de Duchêne , de jardins « à la Française », il n’y a qu’un pas.
L’ensemble de ce jardin comme je l’ai dit est très architecturé.
Et les éléments forts de sa composition, ce sont les rosiers (qui n’étaient malheureusement pas en fleurs la semaine dernière) et … les arbres fruitiers.
Original et audacieux pour l’époque, mais très éloigné des jardins de Le Nôtre.
J’ai été le lendemain voir une de ses créations qui m’est particulièrement chère : Le Parc de Sceaux.
C’est là que j’ai fait mes premiers pas de jardinier …
lundi, 07 mai 2012
Le minéral
Différentes manières de réaliser un sol, toujours avec les produits que la nature nous offre, et qui une fois domestiqués, viennet agrémenter nos jardins.
Pour mémoire tous les bois dont nous parlons et qui servent à embellir nos réalisations, proviennent de plantations contrôlées . Il faut entre 40 et 70 ans pour pouvoir exploiter les arbres qui sont systématiquement remplacés par la plantation de 2 à 3 nouveaux sujets.
Il en va de même pour le mobilier .
Autre produit naturel les galets, ici en calade sous un vieil olivier.
09:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins, plages de piscine, calades
vendredi, 04 mai 2012
Le Jardin Albert Kahn - le jardin japonais
La vie d’Albert Kahn est un véritable roman dont on peut découvrir le résumé en faisant un petit tour, par exemple, sur Wikipedia.
Né en 1860, mort en 1840 : un pied de 40 ans au XIXème siècle et un pied de 40 ans au XXème !!!
Ce banquier philanthrope (eh oui, ça existe !) a consacré sa fortune à la réalisation de 2 beaux rêves :
1) 1) « Archives de la planète ». C’est le nom du projet qui a consisté à envoyer aux 4 coins du globe des équipes qui avaient pour mission de photographier avec les procédés les plus modernes pour l’époque, un monde dont il présentait la disparition avec la venue du XXème siècle et ses progrès.
« … fixer une bonne foi pour toutes des aspects, des pratiques et des modes de l’activité humaine dont la disparition totale n’est plus qu’une question de temps ».
Résultat : 72 000 photos et 100 heures de film sur les « habitants du monde ».
Un trésor unique !
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2) 2) le 2ème rêve d’Albert Kahn a été de réaliser un jardin symbolisant un monde sans frontière en réunissant dans un même lieu :
- un jardin et un village japonais. Aujourd’hui, il n’y a plus trace du village et le jardin a été recomposé récemment par un paysagiste japonais dont j’ai oublié le nom. Une pure merveille
- Un jardin « à la française » Réalisation d’Henri et Achille Duchêne (dont on a déjà parlé ici plusieurs fois)
- un jardin anglais
- une forêt « vosgienne » (c’est en souvenir des paysages de son enfance.
- une forêt « bleue », avec au centre un « marais ».
- une forêt « doré »
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A la suite de la crise de 29, Albert Kahn, ruiné a du interrompre ses
« Archives du monde » et céder son jardin au département de la Seine.
Ses biens ont été saisis et vendus aux enchères.
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Ce week-end je suis retourné pour la première fois depuis longtemps dans ce jardin de 4 hectares, véritable havre de paix au milieu de la ville, à quelques mètres d’une station de métro !
Par bonheur, il pleuvait : j’étais donc seul dans ma ballade et les azalées étaient en fleurs…

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00:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, jardins albert kahn, jardin japonais
jeudi, 03 mai 2012
Chancre de l'olivier
Les symptômes du chancre de l’olivier (Pseudomonas syringae) , ce sont ces verrues inesthétiques que l’on peut voir sur les brindilles, les rameaux et même les branches maîtresses des oliviers.
On dirait des tumeurs cancéreuses.
Il s’agit d’une bactérie qui infeste le système de la circulation de la sève à la suite souvent des gels ou des grêles.
J'ai pris ces photos ce matin.
Nous sommes fin avril, et ces chancres sont bien la conséquence du gel de cet hiver.
Si c’est assez impressionnant, ce n’est pas très grave (mais dans les oliveraies touchées, il y a quand même une incidence indiscutable sur la production de fruits).
Il n’y a pas de traitement contre ce chancre.
On se contentera de tailler le maximum de branches, rameaux et brindilles qui portent ces verrues et de désinfecter systématiquement les sécateurs et les scies (alcool à 70° par exemple).
On dit que cette désinfection doit se faire dès qu’on change d’arbre, ce qui est logique.
Personnellement, lorsque peu d’arbres sont touchés, je conseille de désinfecter à chaque coupe, en trempant par exemple son sécateur dans un récipient contenant de l’alcool.
Pour les chancres sur les branches maîtresses que l’on ne peut pas couper, il faut cureter et désinfecter la « tumeur ».
Et toujours, faire suivre ces opérations par une pulvérisation de bouillie bordelaise.

08:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pseudomonas syringae, chancre de l'olivier
mercredi, 02 mai 2012
On peut toujours se tromper...
Il y a 2 ans, en mai 2010, nous avions planté en accompagnement des dalles de pierres de l’entrée de ce jardin des Lippias nodiflora.
Honnêtement, pour moi, ces plantes vivaces tapissantes étaient LA panacée !
En toute bonne foi, j’en avais même chantées les louanges ici, sur ce blog.
Un an après, il faut bien le reconnaître, le résultat était loin de répondre à nos espérances.
En un mot : nous nous étions lamentablement plantés !!!
Errare humanum est, perseverare diabolicum .
Nous avons donc fait table rase de notre malheureuse expérience et recommencé, mais cette fois avec … de bons vieux classiques ! :

Ceratostigma larpentae en sommet de talus + lierre panaché ( Hedera hélix ‘goldchild’ ) dans les joints et en bordure de dalles + Pittosporum tobira nana en couvre-sol des massifs.
Et une petite année après cette nouvelle plantation, le résultat, est indiscutablement au rendez-vous !
lundi, 30 avril 2012
Le bois comme matériaux
De plus en plus le bois est présent sur les réalisations en Corse.
Souvent du Red Cedar et de l'Ipé.
Bientôt les jardins...
09:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jardins, ipe, red cedar
dimanche, 29 avril 2012
Valerianes...

Je fais courir régulièrement mon chien le long des berges du Rhône.
Et je suis toujours émerveillé par la richesse de la végétation sans cesse changeante au grès des saisons et qui s’est invitée dans ces blocs de rocher apportés par la main de l'homme il y a une cinquantaine d'années pour constituer les digues.
Ce sont les graines les plus diverses, véhiculées par le fleuve, le vent ou les oiseaux
(il y en a tellement !) qui ont pris racines dans ces cailloux.
Euphorbes, thyms, serpolets, romarins, lavandes…
Aujourd’hui c’était les valérianes.
Du rose au rouge, en passant par le blanc…
09:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 27 avril 2012
Centre d'accueil pour oiseaux dans le jardin
2012, jardin à Bruxelles:
Le nichoir est un abri artificiel qui offre une protection aux oiseaux et leur permet de se reproduire.
C'est une aide au logement !
17ème siècle, extrait d'une gravure d'un tableau de Philips Wouwerman: La pesche:
A cette époque les nichoirs servaient à attirer les moineaux et autres étourneaux, mais ... pour les mettre dans son assiette !
Ce nichoir c'est l'Auberge rouge !!!
07:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, nichoir a oiseaux, wouwerman
jeudi, 26 avril 2012
Phénomène
Dans le ciel de Saint Rémy de Provence le soleil a fait des siennes en jouant avec , je pense, de légers nuages d'humidité , à midi juste.
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2012
Jardin botanique du Cap Roig 4
Travail créatif sur les circulations,murets et margelles.
La terre cuite est très présente sur la Costa Brava.
Il existe encore de très nombreuses fabriques de tuiles,briques,parfeuilles et autres carrelages.

00:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins, sols, murets, margelles
mardi, 24 avril 2012
Quand la campagne s'invite en ville.
Avoir des ruches et un poulailler, c’est un vrai luxe aujourd’hui, surtout quand on se trouve en milieu urbain.
Si j’ai cette chance, je n’ai pas pour autant le sentiment d’être à la campagne.
Quoique …
Dernièrement, nous ne nous sommes fait guère d’illusion, lorsque nous avons constaté l’absence de quelques poules à l’appel du soir.
Il y a 2 ans, même constat ; chats et chiens errants étant logiquement les premiers sur la liste des suspects, nous avions mis un piège.
Et oh surprise : une fouine avait été prise, dont je m’étais empressé de mettre la photo sur ce blog !

D’où venait cet animal « sauvage » et comment avait-il atterri dans notre jardin ?
Mystère !
Certainement pas en respectant les feux tricolores et les passages piétons …

Ainsi donc, cette semaine, nouveau piège et nouvelle prise : et c’est un renardeau, cette fois !
Mais cela n’empêche pas la basse-cour de trembler car si le rejeton a été attrapé, ... la criminelle court toujours !
Peur ... sur la ville !
08:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, fouine, renard, animaux sauvages dans la ville
lundi, 23 avril 2012
Jardin botanique du Cap Roig 3
Quelques oeuvres d'art d'artistes Catalans

07:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins, oeuvre d'art
vendredi, 20 avril 2012
Un jardin étrange
Un beau matin, alors que je m'étais perdu dans la banlieue de Mexico.
Banlieue n'étant pas le mot qui convient pour une mégapole de 20 million d'habitants, je dirais plutôt
que je me trouvais très loin de ce qu'on pourrait appeller le centre ville .
Bref, peu importe; le fait était que j'étais perdu !
Et que j'ai atteri , je ne sais toujours pas comment, ... dans ce jardin.
aux arbres bizarres...
Pas une âme qui vive,
Pas un chat, pas un bruit...( ah, si: les oiseaux !)
Une bulle au milieu de la fourmillière!
Etrange!
juste quelques écureuils qui faisaient semblant de ne pas me regarder...( tu parles!)
Des arbres morts sculptés à forme humaine.
Des individus y avaient laissé leur nom.
Brrrr... toujours pas un chat ...
Un jardin vraiment étrange....
01:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin, banlieue de mexico, jardin étrange
jeudi, 19 avril 2012
Jardin botanique du Cap Roig 2
Selon les secteurs du jardin, abrités ou non des vents du nord , certains sujets ( en majorité quand même) ont reussi à passer au travers.
Sur les photos on peut constater que les Cycas qui ont disparu de notre région, ont résisté
ici.


Des Beaucarneas en pleine terre sont comme en plein été , quant aux cannes de provence panachées elles s'éclatent.
En revanche les ceanothes , hébés, lavandes,romarins et j'en passe ont diparu du secteur plantes méditerranéennes. Certainement leur localisation.( je n'ai pas pris de photos: trop triste)
06:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardins, cycas, beaucarnea
