mardi, 09 février 2010
Un automne à la Petite rochelle (2)
Les Erables (Acer)
« Acer », en latin signifie « pointu », comme la feuille de la majorité des Erables .
Il en existe une centaine d'espèces ( à la classification assez compliquée...)
Rien que pour la seule espèce palmatum, j'ai noté chez sur le catalogue des
Pépinières Saint Georges, près de Cannes ( à la Roquette sur Siagne)
... 134 variétés ! ( il en existe plus de 300).
L' Acer palmatum type fait 6 à 8m de haut. Cette espèce n'aime pas le calcaire.
L'Acer palmatum dissectum , lui, est plus arbustif. Environ 2m.

Acer palmatum 'Enkan' :

L'Acer buergerianeum type fait 8 /10 m de haut . Lui non plus n'aime pas le calcaire , ni trop de soleil .
Ici, la variété 'formosanum' :

Acer rubrum, c'est l'Erable du Canada ou Erable de Virginie (15/20 m) ; ça n'est pas, lui non plus, un fanatique des sols calcaires, bien qu'il les supporte (couleur en automne moins sympa...).
Ici, la variété 'sunset' :

Acer freemanii 'Autumn blaze'.
Pas de problème avec le calcaire et, superbe également !

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lundi, 08 février 2010
La petite Rochelle
Une de mes chères cousines m'a envoyé , il y a environ 1 mois, un CD sur le jardin
admirable, « La Petite Rochelle », crée par sa mère, Hélène d'Andlau, en Normandie, à
Rémalard.
Rémalard est un petit village situé à égale distance, 60 km environ, du Mans et de
Chartres.
Pour la petite histoire, ce CD est ... resté bloqué dans mon « Mac » depuis sa réception !
Peu importe, les photos sont si belles !
Sur le site de ce jardin, qui se visite, www.la-petite-rochelle.com , ces superbes photos n'y
figurent pas ; elles ont été prises à l'Automne 2009.
Nous sommes très fier de rajouter dans nos sites amis celui du Jardin de la Petite Rochelle.
Merci, chère Laurence.



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samedi, 06 février 2010
Dictons
Dictons :
« A la Sainte Blaise (3 Février), l'hiver s'apaise. »
Déjà publiée hier, une photo prise à ... la Sainte Blaise :

MAIS ...
« A la Sainte Agathe ( 5 Février), le temps se gâte... »
Photo du même terrain prise à ...la sainte Agathe.
Terre d.é.t.r.e.m.p.é.e. !

ET...
« Février laisse les fossés plein d'eau. »

RAPPEL :
« Si février ne févrière pas, tout mois de l'an peu ou prou le fera. »
... Tout ça pour dire qu'il est tombé des trombes d'eau aujourd'hui !
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vendredi, 05 février 2010
Calade
Calade, caladat, caladar, caladaire.
En me baladant dans Avignon, j'ai pris ces quelques photos de rues encaladées.
C'est un tout petit échantillon.




Et puis, je suis tombé en arrêt, le même jour, devant cette marqueterie de galets bordée par un vieux mur, à Châteauneuf du Pape.
(A Chateauneuf, vin et galets sont absolument indissociables...)

En Espagne, en Italie ( « ciottolati »), en Grèce (« chochlakia »), ... on retrouve aussi cette utilisation du galets comme matériau de revêtement et de décoration des sols.
Définitions tirées du Dictionnaire Provençal-Français (1846) et du dictionnaire Languedocien-Français (Boissier de Saint Sauvage- 1820) :

Calada, s.f. (calade) : pavé, pierre, marbre ou autre corps dur servant à paver ; mais plus particulièrement le terrain, la rue, le chemin, l'epaces pavés ou recouverts de pierres régulièrement disposées.
Etym. De Cal, R.corps dur, et de la term. Ada, fait avec des corps durs, avec des pierres, avec des pavés, ou du grec (kalais) * qui selon Pline, signifie pierre »'
(*) phonétique !
Caladaire, s.m. (caladairé) : Paveur, celui qui pave ....
Caladar, v. a.(caladà) ; Paver, revétir le sol de pierres placées régulièrement en forme de muraille horizontale....
Caladat, ada, adj et part.. Pavé, ée ...
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jeudi, 04 février 2010
Le beau temps
Le beau temps est (enfin) revenu !
Ca, c'était la semaine dernière : les Baux de Provence sous la neige :


Très joli, o.k. !
Mais , honnêtement, merci, on a déjà donné .
Il nous faut dès maintenant rattraper, autant que faire se peut, tout le temps perdu
en raison de ces damnées chutes de neige .
Il gèle encore à l'ombre, mais il flotte déjà dans l'atmosphère comme une petite odeur de printemps.
Mouais...
Et mon petit doigt qui me susurre:
« Ne te fais pas berner comme chaque année!
Même si d'ici peu, tu photographieras, en t'extasiant les amandiers en fleurs,
n'oublie pas:
les neiges tardives de Mars viennent toujours quand on ne les attend pas !
Un homme averti en vaut deux...».
Mon petit doigt a probablement raison, mais je sais que dans un mois et demi, le repos végétatif sera terminé, et avec lui les plantations des végétaux en racines nues...
Bon, les ouvrages de maçonnerie paysagère ( escaliers, terrasses, ...) sont, eux, achevés.

Ils nous faut donc, avant toute chose, en finir avec tous ces réseaux souterrains.
C'est un travail ingrat mais totalement indispensable dans les jardins d'aujourd'hui.
Ici, plus d'1 km de gaine pour les câbles et fibres optiques et plus d'1 km de canalisations en polyéthylène pour l'arrosage !
C'est peut-être difficile d'imaginer que toutes ces tranchées ouvertes et ce terrain bouleversé laisseront la place fin Mars à un jardin verdoyant, mais, comme à chaque fois, ce sera le cas !
Avec les premières plantations prévues la semaine prochaine (sauf problème météo), on peut considérer que le compte à rebours a débuté !
La phase la plus sympathique va (enfin) commencer !
07:55 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 03 février 2010
« Des changements dans le climat de la France » ( Suite)

« L'amélioration de notre climat a cessé au neuvième siècle.
Il s'est détérioré depuis en devenant de plus en plus froid, de plus en plus variable, de plus en plus sec et de plus en plus agité.
La détérioration s'est opérée comme son amélioration par degrés et de proche en proche, mais elle a suivi une direction contraire ; l'amélioration s'était élevé du midi vers le nord ; la détérioration est descendue du nord vers le midi.

La détérioration éclate au neuvième siècle par un redoublement extraordinaire des grandes intempéries et en particulier des grands hivers.
Bientôt la vigne, si florissante dans les provinces du nord, ne peut plus vivre ou dépérit dans la Flandre et dans la basse Normandie.

Le onzième siècle paraît être le point de départ de la rétrogradation ou de la dégénération de nos vignobles septentrionaux.
Leur culture est encore respectée dans la Picardie, la Bretagne et la haute Normandie. Elle continue à y produire de tous côtés de riches vendanges et des vins irréprochables.
La dégradation du climat ne s'arrête pas : ses froids et ses vicissitudes augmentent. Les progrès de sa détérioration atteignent les vignes de la Bretagne, de la Normandie et de la Picardie. »
La plus part disparaissent du douzième au treizième siècle ; le reste, à l'exception des clos bien abrités, ne donne plus que de mauvais vin. Les vignobles de l'Ile de France échappent jusque là à la ruine et à la dépréciation des vignes de ces provinces. Les vins d'Orléans, de Suresnes, de Sèvre, d'Argenteuil, etc... conservent toujours leur brillante réputation ; elle ne commence à pâlir que vers le seizième siècle, quoiqu'elle se soutienne au delà du dix-septième.

Les contrées méridionales ne perdirent que plus tard leurs anciennes qualités météorologiques. Leur climat ne s'est visiblement détérioré qu'à dater du dix-septième siècle.
Sa détérioration n'a pas cessé depuis. Elle en a banni les dattiers et les cannes à sucre ; elle en a réduit de plus en plus la culture de l'oranger et de l'olivier. Maintenant la dégradation, devenue générale, s'accroît uniformément dans toute la France.
Une heureuse transformation de la surface du sol, sous un concours d'influences privilégiées, avait amené les amélioration des neuf ou dix premiers siècles de l'ère chrétienne. Une transformation en sens inverse, sous un concours d'influences désastreuses , a opéré les détériorations des neufs ou dix autres siècles. »
« FIN »

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mardi, 02 février 2010
Des Changements dans le climat de la France » ( Suite)

« Le climat de la Gaule s'adoucit à dater des premières années de l'ère chrétienne : il devint à la fois plus chaud, moins pluvieux, plus égal et moins agité.
Grâce à cette amélioration, la vigne et le figuier se frayèrent un passage à travers ses peuples.
L'adoucissement de ce climat s'opéra par des degrés, de proche en proche et en allant du midi au nord.
La culture de la vigne se conforma à cette marche et s'avança aussi peu à peu, de proche en proche, et du sud au nord.
La Gaule ne s 'échauffa complètement d'un bout à l'autre que dans le cours du cinquième siècle.

Ils continuèrent, sans interruption appréciable, pendant les sixième, septième et huitième siècle.
Alors le climat de la France se montra notablement plus chaud, plus égal et plus tranquille que le climat de la France de nos jours.
Grâce à ces qualités, les vignes remplirent la Normandie, la Bretagne, la Picardie, la Flandre, le Brabant, le Hainaut, rendant chaque année sous toutes ces contrées, d'abondantes vendanges et de bons vins.
Elles y avaient régulièrement des raisins mûrs le 4 du mois d'août et on les vendangeait au milieu du mois de septembre.
La France essuyait en même temps fort peu de grandes intempéries.
Les grands hivers, surtout y étaient excessivement rares. »

A suivre ...
08:28 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 01 février 2010
« Des Changements dans le climat de la France » . (Suite)
Les photos ne correspondent absolument pas au texte du Docteur Fuster !!!
Pas grave !
Ce sont des photos de ciels de Provence prisent tout au long de cette année et en toutes saisons ...
C'est dingue comme ça change au-dessus de nos têtes, sans qu'on n'y prête attention !

« La Gaule au temps de la conquête de Jules César, cinquante ans avant l'ère chrétienne, éprouvait un froid excessif, des pluies diluviales et de violentes vicissitudes ; la rigueur de son climat lui interdisait la culture du figuier, de la vigne et même des arbres fruitiers.
Ces faits sont établis par tous les témoignages et par toutes les circonstances de la vie des gaulois.
Mais il faut distinguer la Gaule, ou Celtique, de la Province Romaine ou Narbonnaise.
La première formait la Gaule proprement dite, telle que les anciens la connaissaient ; la seconde, non comprise dans leurs observations sur la Gaule, embrassait l'espace occupé par les départements du bord de la Méditerranée, remontant à l'est jusqu'à Vienne, et à l'ouest jusqu'à la jonction du Tarn avec la Garonne : c'était à peu près notre région actuelle des oliviers. »

A suivre ...
08:30 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Climat
08:27 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 30 janvier 2010
Corse
Apres toute cette neige et ce froid un petit retour en arrière , début septembre , une promenade dans le cap corse au Caribou ou une exposition d'artistes au jardin et d'éclairages insolites nous avait interpellée.





07:50 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 29 janvier 2010
Bonne route

05:07 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 28 janvier 2010
Neige
Neige ( encore !)

« Carré blanc sur fond blanc » Kasimir Malevitch 1918 ( Museum of Modern art , NY)
Carré bleu sur fond blanc - Mercredi 27 Janvier 2010 - Saint Rémy de Provence
08:53 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neige
mercredi, 27 janvier 2010
Meteo
"Jugador, no te alegres; que quien hoy gana, mañana pierde."
Les Baux de Provence, Mardi 26 Janvier:

Les Baux de Provence, Mercredi 27 Janvier:
16:29 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 26 janvier 2010
Galéruque
Galéruque de l'orme.
Dans « la bêche et le crayon » du 3 Novembre, je disais que dans mon enfance, il m'arrivait de croiser des galéruques qui, en fait, passaient l'hiver bien au chaud dans notre maison, avant de pondre à l'extérieur, en Mai, des œufs .
Ces œufs donnant naissance aux fameuses larves dévoreuses des limbes des feuilles d'orme.
On connaît la suite !
Hier, alors que je m'évertuais à transmettre mes superbes gravures de charrues, ( la « tourne oreille » c'est ma préférée ! Rien que son nom...) ;
Hier, donc, j'envoyais par mail mes photos quand soudain ... une petite bestiole est apparue d'on ne sait où, sur mon bloc note !
C'était cette chère Xanthogaleruca luteola, la Galéruque des ormes pour les intimes.
Clic clac, merci Kodak, j'ai laissé tomber, momentanément mes charrues et j'ai immortalisé la bête.
Les carreaux du bloc note font 5mm de côté ; cela donne l'échelle.

07:25 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : galéruque
lundi, 25 janvier 2010
Herse et charrue
Superbe, mais, là, il n'y a pas grand risque de les mettre avant les bœufs (*) :
Charrue à tourne oreille,
Charrue sans roues,
Charrue à versoir.
(*)J'adore la traduction de ces dictons :
In english : « To put the car before the horse » ( « Mettre la charrette avant le cheval »)
Y en espagnol : « Empezar la casa por el tejado » ( « Commencer la maison par le toit »)



En prime la Herse roulante, et le vieux dicton « cheval qui s'emballe avec la herse, se plante les dents de la herse dans le cul ».

Soyons Zen !

07:52 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : herse et charrue
samedi, 23 janvier 2010
semoirs...
Ce n’était pas encore des concepts cars, mais tout simplement ce qui se faisait de mieux en 1802 ;
la pointe de la technologie, il y a … 200 ans.
Des machines d’avant garde pour semer !




13:16 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : semoirs
vendredi, 22 janvier 2010
Dictionnaire Encyclopédique de l'Art aratoire et du Jardinage
Phase 1 :
Mon chêne déraciné par le poids de la neige a été tronçonné en « tranches de saucisson » .
Phase 2 :
Ces tranches de saucisson , une fois fendues seront transformées en bûches.

Le problème, c'est la phase 3 :
La souche !!!!
La solution, je l'ai trouvé dans le
Dictionnaire Encyclopédique de l'Art Aratoire et du Jardinage
( An II de la République)

Pour être très franc, je n'ai pas vraiment compris le fonctionnement de cette « usine à gaz » !
Mais c'est si beau !

Et que de merveilles dans ce livre :
Un vrai poème à la Prévert (ou une tirade de Novarina !) :
« Machine pour sécher un marais,
Machine pour élever l'eau d'une rivière,
Machine pour couper en terre les racines,
Hache paille,
Machine pour couper les pommes de terre
Charrue pour faire les tranchées,
Charrue à tourne oreilles, ... »
Les illustrations sont splendides.
Je n'ai pas arrêté de prendre des photos ; et c'est avec plaisir que je vais les reproduire ici, dans les jours qui viennent
07:39 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 janvier 2010
Les décomptes du bal, suite...
Mieux qu'un long discours, les courts de tennis de Montolivet et 2 tonnelles de « nos » jardins tels que je les ai photographiés ce matin, sont assez représentatifs des dégâts que nous constatons, actuellement, tous les jours.





On dirait véritablement qu'un cyclone est passé !
07:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 20 janvier 2010
Dijon
Promenade à Dijon ville remarquable et capitale de la moutarde depuis le 14 iem siecleLa plante est de la famille des Brassicacées : brassica juncea et brassica nigra.La plante est de croissance rapide et possède d'autres vertues/Elle desinfecte les sols, protège des mauvaises herbes ainsi que des pucerons.Coupée avant la floraison et incorporée au sol elle garde le sol humideEt puis surtout elle sert à la fabrication de ces merveilleux condiments.

08:16 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dijon
mardi, 19 janvier 2010
Après la neige
Dans mon jardin.
J'écrivais, la semaine dernière, en parlant de la « tempête » de neige qui a touché ici, ponctuellement, certains villages et qui très curieusement en a épargné d'autres pourtant très proches . :
« C'est à la fin du bal qu'on fait les comptes, mais je crains le pire ! »
C'était malheureusement prémonitoire.
Maintenant que le « bal » est terminé, son bilan est plus qu'affligeant.
On ne compte pas les arbustes et les arbres, certains centenaires, déracinés, déchiquetés, écrasés .
Et l'on a du mal à imaginer que tout cela n'est pas la conséquence d'un cyclone, mais ... de la neige !
Personnellement, je n'avais jamais vu cela.
Notre région y est si peu habituée...






Cela dit, chaque chose à sa place ; il ne s'agit que de dégâts matériels que la nature saura, avec le temps cicatriser.
Et cela paraît si dérisoire à côté de ce que vivent, en ce moment, les Haïtiens...
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