mardi, 09 février 2010

Un automne à la Petite rochelle (2)

 


Les Erables  (Acer)

 

« Acer », en latin signifie « pointu », comme la feuille de la majorité des Erables .

Il en existe une centaine d'espèces  ( à la classification assez compliquée...)

Rien que pour la seule espèce palmatum, j'ai noté chez sur le catalogue des

Pépinières Saint Georges, près de Cannes ( à la Roquette sur Siagne)

... 134 variétés ! ( il en existe plus de 300).

 

 

L' Acer palmatum type fait 6 à 8m de haut. Cette espèce n'aime pas le calcaire.

L'Acer palmatum dissectum , lui, est plus arbustif. Environ 2m.

 

 

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Acer palmatum 'Enkan' :

 

 

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L'Acer buergerianeum type fait 8 /10 m de haut . Lui non plus n'aime pas le calcaire , ni trop de soleil .

Ici, la variété 'formosanum' :

 

 

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Acer rubrum, c'est l'Erable du Canada ou Erable de Virginie (15/20 m) ; ça n'est pas, lui non plus,  un fanatique des sols calcaires, bien qu'il les supporte (couleur en automne moins sympa...).

 

Ici, la variété 'sunset' :

 

 

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Acer freemanii 'Autumn blaze'.

Pas de problème avec le calcaire et, superbe également !

 

 

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lundi, 08 février 2010

La petite Rochelle

 

 

Une de mes chères cousines m'a envoyé , il y a environ 1 mois, un CD sur le jardin

 

admirable, « La Petite Rochelle »,  crée par sa mère, Hélène d'Andlau, en Normandie,  à

 

Rémalard.

 

Rémalard est un petit village situé à égale distance, 60 km environ,  du Mans et de

 

Chartres.

 

Pour la petite histoire, ce CD est ... resté bloqué dans mon «  Mac » depuis sa réception !

 

Peu importe, les photos sont si belles !

 

Sur le site de ce jardin, qui se visite, www.la-petite-rochelle.com , ces superbes  photos n'y

 

figurent pas ; elles ont été prises à  l'Automne 2009.

 

Nous sommes très fier de rajouter dans nos sites amis celui du Jardin de la Petite Rochelle.

 

Merci, chère Laurence.

 

 

 

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samedi, 06 février 2010

Dictons

 

Dictons :

« A la Sainte Blaise (3 Février), l'hiver s'apaise. »

Déjà publiée hier, une photo prise à ... la Sainte Blaise :

 

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MAIS ...

« A la Sainte Agathe ( 5 Février), le temps se gâte... »

Photo du même terrain prise à ...la sainte Agathe.

Terre d.é.t.r.e.m.p.é.e. !

 

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ET...

« Février laisse les fossés plein d'eau. »

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RAPPEL :

«  Si février ne févrière pas, tout mois de l'an peu ou prou le fera. »

... Tout ça pour dire qu'il est tombé des trombes d'eau aujourd'hui !

 

 

 


vendredi, 05 février 2010

Calade

 

Calade, caladat, caladar, caladaire.

 

En me baladant dans Avignon, j'ai pris ces quelques photos  de rues encaladées.

 

C'est un tout petit échantillon.

 

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Et puis, je suis tombé en arrêt, le même jour, devant cette  marqueterie de galets bordée par un vieux mur, à  Châteauneuf du Pape.

 

(A Chateauneuf, vin et galets sont absolument indissociables...)

 

 

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En Espagne, en Italie ( « ciottolati »), en Grèce (« chochlakia »), ... on retrouve aussi  cette utilisation du galets comme matériau de revêtement et de décoration des sols.

 

 

Définitions tirées du Dictionnaire Provençal-Français (1846) et du dictionnaire Languedocien-Français (Boissier de Saint Sauvage- 1820) :

 

 

 

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Calada, s.f. (calade) : pavé, pierre, marbre ou autre corps dur servant à paver ; mais plus particulièrement le terrain, la rue, le chemin, l'epaces pavés ou recouverts de pierres régulièrement disposées.

Etym. De Cal, R.corps dur, et de la term. Ada, fait avec des corps durs, avec des pierres, avec des pavés, ou du grec (kalais) * qui selon Pline, signifie pierre »'

(*) phonétique !

 

Caladaire, s.m. (caladairé) : Paveur, celui qui pave ....

Caladar, v. a.(caladà) ; Paver, revétir le sol de pierres placées régulièrement en forme de muraille horizontale....

Caladat, ada, adj et part.. Pavé, ée ...

 

 


jeudi, 04 février 2010

Le beau temps

 

 

 

Le beau temps est (enfin) revenu !

 

Ca, c'était la semaine dernière : les Baux de Provence sous la neige :

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Très joli, o.k. !

 

Mais , honnêtement, merci, on a déjà donné .

 

 

Il nous faut dès maintenant rattraper, autant que faire se peut, tout le temps perdu

en raison de ces damnées chutes de neige .

 

Il gèle encore à l'ombre, mais il flotte déjà dans l'atmosphère comme une petite odeur de printemps.

 

Mouais...

 

Et mon petit doigt qui me susurre:

« Ne te fais pas berner comme chaque année!

Même si  d'ici peu,  tu photographieras, en t'extasiant  les amandiers en fleurs,

n'oublie pas:

les neiges tardives de Mars viennent toujours quand on ne les attend pas !

Un homme averti en vaut deux...».

 

Mon petit doigt a probablement raison, mais je sais que dans un mois et demi, le repos végétatif sera terminé, et avec lui les plantations des végétaux en racines nues...

 

Bon, les ouvrages de maçonnerie paysagère ( escaliers, terrasses, ...) sont, eux, achevés.

 

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Ils nous faut donc, avant toute chose, en finir avec tous ces réseaux souterrains.

C'est un travail ingrat mais totalement indispensable dans les jardins d'aujourd'hui.

 

Ici, plus d'1 km de gaine pour les câbles et fibres optiques et  plus d'1 km de canalisations en polyéthylène pour l'arrosage !

 

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C'est peut-être difficile d'imaginer que toutes ces tranchées ouvertes et ce terrain bouleversé laisseront la place fin Mars à un jardin verdoyant, mais, comme à chaque fois, ce sera le cas !

 

Avec les premières plantations prévues la semaine prochaine (sauf problème météo),  on peut considérer que le compte à rebours a débuté !

 

La phase la plus sympathique va (enfin) commencer !

 

 

 

 


mercredi, 03 février 2010

« Des changements dans le climat de la France » ( Suite)

 


 

 

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« L'amélioration de notre climat a cessé au neuvième siècle.

Il s'est détérioré depuis en devenant de plus en plus froid, de plus en plus variable, de plus en plus sec et de plus en plus agité.

La détérioration s'est opérée comme son amélioration par degrés et de proche en proche, mais elle a suivi une direction contraire ; l'amélioration s'était élevé du midi vers le nord ; la détérioration est descendue du nord vers le midi.

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La détérioration éclate au neuvième siècle par un redoublement extraordinaire des grandes intempéries et en particulier des grands hivers.

Bientôt la vigne, si florissante dans les provinces du nord, ne peut plus vivre ou dépérit dans la Flandre et dans la basse Normandie.

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Le onzième siècle paraît être le point de départ de la rétrogradation ou de la dégénération de nos vignobles septentrionaux.

Leur culture est encore respectée dans la Picardie, la Bretagne et la haute Normandie. Elle continue à y produire de tous côtés de  riches vendanges et des vins irréprochables.

La dégradation du climat ne s'arrête pas : ses froids et ses vicissitudes augmentent. Les progrès de sa détérioration atteignent les vignes de la Bretagne, de la Normandie et de la Picardie. »

La plus part disparaissent du douzième au treizième siècle ; le reste, à l'exception des clos bien abrités, ne donne plus que de mauvais vin. Les vignobles de l'Ile de France échappent jusque là à la ruine et à la dépréciation des vignes de ces provinces. Les vins d'Orléans, de Suresnes, de Sèvre, d'Argenteuil, etc... conservent toujours leur brillante réputation ; elle ne commence à pâlir que vers le seizième siècle, quoiqu'elle se soutienne au delà du dix-septième.

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Les contrées méridionales ne perdirent que plus tard leurs anciennes qualités météorologiques. Leur climat ne s'est visiblement détérioré qu'à dater du dix-septième siècle.

Sa détérioration n'a pas cessé depuis. Elle en a banni les dattiers et les cannes à sucre ; elle en a réduit de plus en plus la culture de l'oranger et de l'olivier. Maintenant la dégradation, devenue générale, s'accroît uniformément dans toute la France.

Une heureuse transformation de la surface du sol, sous un concours d'influences privilégiées, avait amené les amélioration des neuf ou dix premiers siècles de l'ère chrétienne. Une transformation en sens inverse, sous un concours d'influences désastreuses , a opéré les détériorations des neufs ou dix autres siècles. »

«  FIN »

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mardi, 02 février 2010

Des Changements dans le climat de la France » ( Suite)

 

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« Le climat de la Gaule s'adoucit à dater des premières années de l'ère chrétienne : il devint à la fois plus chaud, moins pluvieux, plus égal et moins agité.

Grâce  à cette amélioration, la vigne et le figuier se frayèrent un passage à travers ses peuples.

L'adoucissement de ce climat s'opéra par des degrés, de proche en proche et en allant du midi au nord.

La culture de la vigne se conforma à cette marche et s'avança aussi peu à peu, de proche en proche, et du sud au nord.

La Gaule ne s 'échauffa complètement d'un bout à l'autre que dans le cours du cinquième siècle.

 

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Ses progrès ne s'en tinrent pas là.

Ils continuèrent, sans interruption appréciable, pendant les sixième, septième et huitième siècle.

Alors le climat de la France se montra notablement plus chaud, plus égal et plus tranquille que le climat de la France de nos jours.

Grâce à ces qualités, les vignes remplirent la Normandie, la Bretagne, la Picardie, la Flandre, le Brabant, le Hainaut, rendant chaque année sous toutes ces contrées, d'abondantes vendanges et de bons vins.

Elles y avaient régulièrement des raisins mûrs le 4 du mois d'août et on les vendangeait au milieu du mois de septembre.

La France essuyait en même temps fort peu de grandes intempéries.

Les grands hivers, surtout y étaient excessivement rares. »

 

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A suivre ...

 

 

 

 


lundi, 01 février 2010

« Des Changements dans le climat de la France » . (Suite)

 

Les photos ne correspondent absolument pas au texte du Docteur Fuster !!!

Pas grave !

Ce sont des photos de ciels de Provence prisent tout au long de cette année et en toutes saisons ...

C'est dingue comme ça change au-dessus de nos têtes, sans qu'on n'y prête attention !

 

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«  La Gaule au temps de la conquête de Jules César, cinquante ans avant l'ère chrétienne, éprouvait un froid excessif, des pluies diluviales et de violentes vicissitudes ; la rigueur de son climat lui interdisait la culture du figuier, de la vigne et même des arbres fruitiers.

Ces faits sont établis par tous les témoignages et par toutes les circonstances de la vie des gaulois.

Mais il faut distinguer la Gaule, ou Celtique, de la Province Romaine ou Narbonnaise.

La première formait la Gaule proprement dite, telle que les anciens la connaissaient ; la seconde, non comprise dans leurs observations sur la Gaule, embrassait l'espace occupé par les départements du bord de la Méditerranée, remontant à l'est jusqu'à Vienne, et à l'ouest jusqu'à la jonction du Tarn avec la Garonne : c'était à peu près notre région actuelle des oliviers. »

 

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A suivre ...

 

 

 

 


Climat


 

 

 

Dans le domaine qui nous intéresse ici, les livres « anciens » constituent une véritable source de trésors pour « La bêche et le crayon » !

Source inépuisable, qu’il s’agisse de l’Horticulture, des Techniques, de l’Art des Jardins, des Paysages, de la Littérature proprement dite, des Illustrations ou de la Poésie…

 

Aujourd’hui, quelques morceaux choisis tirés de ma dernière pépite, un livre publié en1845, au titre tellement d’actualité :

 

 

 

 


 

 

 

DES CHANGEMENTS DANS LE CLIMAT DE LA FRANCE

Histoire de ses Révolutions Météorologiques –

Par le Docteur Fuster

Le climat de la France a changé et change

 

PARIS- CAPELLE, Libraire-Editeur

Rue des GrèsSorbonne, 10, près L’Ecole de droit.

 

1845

 

 

 

 

 

 

(Page 42) – « La Provence produisait des palmiers dont les fruits, au rapport de Davity, étaient aussi bons que ceux de l’Afrique.

Ce cosmographe ajoute que toute la plaine de cette contrée, entre Orgon, Aix et Marseille, par Saint Chamar, Miramar, Senas et Malemor, portait force orangers, citronniers et palmiers, aussi bien que le pays entre Marseille, Hyères, Fréjus, Antibes et la rivière du Var.

Le dictionnaire géographique de Corneille, confirme à cet égard, les assertions de Davity. »

 

(Page 49) – « De la nature des changements de notre climat :

 

La masse de faits rassemblés dans la première section nous a conduit à établir que le climat de la France a changé et change continuellement.

Toutefois, ces faits et leurs corollaires, communiqués à l’Académie des Sciences , ont trouvé des contradicteurs.

M de Gasparin, en particulier, les a formellement attaqués.

Dans l’opinion de ce savant, opinion qu’il a déjà exprimé depuis plus de vingt ans : «  Les saisons ont un caractère d’immuabilité permanente, et leurs variations en plus ou en moins ne sont que des oscillations autour d’un point fixe ».

… Nous aurons à discuter la valeur du système de M de Gasparin, mais commençons par justifier nos observations et nos principes, en étudiant, d’après le but de la section actuelle, les caractères essentiels des changements de notre climat. »

 

 

 

 

Objectivement, concernant le débat entre ces 2 « spécialistes » force est de reconnaître que … rien n’a changé sous le soleil, … (c’est le cas de le dire !)

 

 

 

 

 

 


(Page 202) – «  L’olivier remontait vers le nord du temps d’Olivier de Serres ; les orangers, limoniers et citronniers croissaient en plein vent dans la Provence, le Roussillon, le Languedoc et le Dauphiné, donnant partout abondamment des fruits plus estimés que ceux du Portugal et de l’Espagne. ; la Provence portait des dattes aussi bonne qu’en Afrique ; la canne à sucre était acclimatée à Hyères.

… La Ligurie et la Province Narbonnaise (Roussillon, Languedoc, Provence et Dauphiné) , d’après Labruyère-Champier, de Lyon, produisent des oranges très estimés (laudatissima) qu’on transporte par Lyon dans une foule de contrée de France. »

 

 

(Page 204)- « Les orangers, dit l’historien Chorie, n’ont pas un air ennemi dans la plaine deNyons en Dauphiné. »

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(Page 289 et suivantes) - « … en 400 le Rhône gela en Provence dans toute sa largeur… L’hiver de 1133 gela de nouveau le Rhône, ainsi que le vin dans les caves.

Celui de 1213 fut si long et si rude avant et après la Noël.

La Vienne, gelée à 3 reprises, put être traversée sur la glace .

Le Rhône était encore gelé en 1216 et 1323.

La gelée de 1334 arrêta tous les fleuves de l’Italie et de la Provence pendant l’hiver de1358. Ce rude hiver succéda à des pluies et à des inondations désastreuses.

L’hiver de 1460 gela le Rhône.

La rigueur du froid de 1475 tua les oliviers du Languedoc.

L’hiver de 1490 fut un des plus âpres dont on eût entendu parler.

Il s’y joignit une si furieuse tempête que les habitants de Marseille ne purent sortir de leurs maisons pendant deux mois.

Le Rhône gela de nouveau en 1493.

Le froid de 1506 ou 1507 gela complètement Marseille et fit périr un grand nombre d’hommes et d’animaux…

Le 11 décembre 1568, les charrettes traversent le Rhône ; la débâcle de ce fleuve n’eut lieu que le 21.

En 1594, la mer gèle sur les côtes de Marseille.

Le froid de 1600 débuta à la fin de novembre 1599, et se prolongea jusqu’à la fin de mai suivant.

L’hiver 1601 tua tous les oliviers.

En 1603 les charrettes traversèrent le Rhône sur la glace.

L’hiver de 1638 ne causa pas moins de dommages que celui de 1600.

Le port de Marseille gela autour des galères.

En 1680 le froid tue tous les oliviers.

Le froid de 1726 fut excessif sans être aussi long à Montpellier et à Marseille.

Il y tua beaucoup d’orangers.

En 1745 et 1748 le froid de l’hiver atteignit -10° au mois de janvier dans la région des oliviers.

Beaucoup de ces arbres périrent.

L’hiver de 1755 produisit un froid excessif dans le centre et le Midi.

Ce froid fut beaucoup moins intense dans le Nord.

Le Rhône gela à Arles et à Avignon au point de permettre aux charrettes de le traverser.

Ce fleuve cessa même d’être navigable à Lyon dans la première quinzaine de janvier.

Des thermomètres exposés à l’ombre et à l’air marquèrent dans cette dernière ville – 20 et – 21°.

Arles un autre thermomètre serait descendu, dans un cabinet situé au midi, si l’on en croit des rapports suspects, au degré énorme de – 27° 5.

Les observations exécutées à Montpellier méritent plus de confiance.

Le froid se déclara ici tout d’un coup le 5 janvier, par un vent de nord-ouest assez violent ; il dura jusqu’au 7 février presque sans interruption : sur 33 jours on en compte 25 d’une très forte gelée.

Les quinze derniers jours donnèrent tant de neiges qu’elles s’élevèrent dans les rues à la hauteur de 438 et 649 millimètres.

Les jours les plus froids furent le 7, le 28 janvier, le 1er et le 5 février .

Le thermomètre s’abaissa les trois derniers à – 8°7 et dans les jours intermédiaires il se soutint à -5° et – 8°.

La rigueur de cet hiver se propagea à Nîmes et à Toulouse.

A Nîmes, le froid atteignit – 11° 2 le 7 janvier, le jour même du maximum à Montpellier ; il avait marqué la veille – 8°7.

Des neiges tombèrent à plusieurs reprises durant ce mois.

Les gelées se prolongèrent jusqu’au 8 février.

Le dégel commença se jour là, au milieu de petites pluies.

Le froid, à Toulouse, marqua -11°9. Marseille si près d’Arles, n’éprouva que – 5°1, le 7janvier .

Sauf exception, le Languedoc et la Provence, tout couvert de frimas, avaient encore les La Condamine premiers jours de février, au témoignage de, l’aspect du sommet desCordilières du Pérou.

Un lapon, suivant les expressions du célèbre naturaliste, ne s’y serait pas cru dépaysé

… Des neiges et des froids extraordinaires régnèrent les trois premiers mois de 1779 dans les régions du midi et du centre seulement. »

 

 

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( Page 292) « … En janvier 1802, le Midi essuya un froid de – 10°3.

L’hiver de 1811 maltraita beaucoup les oliviers ; sa vigueur fit périr en outre jusqu’au sol les orangers d’Hyères.

Il sévit principalement durant le mois de janvier.

Le 1er décembre le thermomètre s’abaissa à Avignon à – 5° ; le 3, au lever du soleil, à -8°7, et à -9°3 à six heures du soir.

Le dégel survint le jour d’après par un vent de sud-est très léger.

Le froid se réveilla vers la fin du mois et atteignit encore, le 27, - 7°5 à Montpellier, il marqua -7°5 le 6 janvier et à Marseille, seulement – 3°7…

Le Midi eut encore un hiver très rigoureux de 1821 à 1822.

Cet hiver fit périr une grande quantité d’oliviers.

Le froid de 1838 ne fut pas moins rude….

… En 1841, le froid et les neiges remplir les contrées du Midi et du centre ; les régions du nord en souffrirent beaucoup moins.

Ce froid rigoureux n’éclata guère que vers la Noël ; il s’accompagna partout d’abondantes neiges.

Marseille, le thermomètre s ’abaissa brusquement à -5° à la fin de décembre … »

 

 

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Rappel :

10 Février 1956 : - 14°5 à Avignon et … - 26°8 au som


samedi, 30 janvier 2010

Corse

Apres toute cette neige et ce froid un petit retour en arrière , début septembre , une promenade dans le cap corse au Caribou ou une exposition d'artistes au jardin et d'éclairages insolites nous avait interpellée.

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vendredi, 29 janvier 2010

Bonne route

 

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jeudi, 28 janvier 2010

Neige

 

Neige ( encore !)

 

 

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« Carré blanc sur fond blanc » Kasimir Malevitch 1918 ( Museum of Modern art , NY)

 

 

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Carré bleu sur fond blanc -  Mercredi 27 Janvier 2010 - Saint Rémy de Provence

 


mercredi, 27 janvier 2010

Meteo

"Jugador, no te alegres; que quien hoy gana, mañana pierde."

Les Baux de Provence, Mardi 26 Janvier:

 

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Les Baux de Provence, Mercredi 27 Janvier:

 

 

 

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mardi, 26 janvier 2010

Galéruque

 

Galéruque de l'orme.

 

Dans « la bêche et le crayon » du 3 Novembre, je disais que dans mon enfance, il m'arrivait de croiser des galéruques qui, en fait, passaient l'hiver bien au chaud dans notre maison, avant de pondre à l'extérieur, en Mai, des œufs .

 

Ces œufs donnant naissance aux fameuses larves dévoreuses des limbes des feuilles d'orme.

On connaît la suite !

 

Hier, alors que je m'évertuais à transmettre mes superbes gravures de charrues, ( la « tourne oreille » c'est ma préférée ! Rien que son nom...) ;

Hier, donc, j'envoyais par mail mes photos quand soudain  ... une petite bestiole est apparue d'on ne sait où, sur mon bloc note !

 

C'était cette chère Xanthogaleruca luteola, la Galéruque des ormes pour les intimes.

 

Clic clac, merci Kodak,  j'ai laissé tomber, momentanément mes charrues et j'ai immortalisé la bête.

 

Les carreaux du bloc note font 5mm de côté ; cela donne l'échelle.

 

 

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lundi, 25 janvier 2010

Herse et charrue

 


Superbe, mais, là, il n'y a pas grand risque de les mettre avant les bœufs (*) :

 

Charrue à tourne oreille,

Charrue sans roues,

Charrue à versoir.

 

(*)J'adore la traduction de ces dictons :

In english : « To put the car before the horse » ( « Mettre la charrette avant le cheval »)

Y en espagnol : « Empezar la casa por el tejado » ( « Commencer la maison par le toit »)

 

 

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En prime la Herse roulante, et le vieux dicton « cheval qui s'emballe avec la herse, se plante les dents de la herse dans le cul ».

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Soyons Zen !

 

 

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samedi, 23 janvier 2010

semoirs...

 

Ce n’était pas encore des concepts cars, mais tout simplement ce qui se faisait de mieux en 1802 ;

la pointe de la technologie, il y a … 200 ans.

Des machines d’avant garde pour semer !

 

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vendredi, 22 janvier 2010

Dictionnaire Encyclopédique de l'Art aratoire et du Jardinage

 

Phase 1 :

Mon chêne déraciné par le poids de la neige a été tronçonné en « tranches de saucisson  » .

Phase 2 :

Ces tranches de saucisson , une fois fendues seront transformées en bûches.

 

 

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Le problème, c'est la phase 3 :

La souche !!!!

 

La solution, je l'ai trouvé dans le

Dictionnaire Encyclopédique de l'Art Aratoire et du Jardinage

( An II de la République)

 

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Pour être très franc, je n'ai pas vraiment compris le fonctionnement de cette « usine à gaz » !

Mais c'est si beau !

 

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Et que de merveilles dans ce livre :

 

 

Un vrai poème à la Prévert (ou une tirade de Novarina !) :

 

«  Machine pour sécher un marais,

Machine pour élever l'eau d'une rivière,

Machine pour couper en terre les racines,

Hache paille,

Machine pour couper les pommes de terre

Charrue pour faire les tranchées,

Charrue à tourne oreilles, ... »

Les illustrations sont splendides.

Je n'ai pas arrêté de prendre des photos ; et c'est avec plaisir que je vais les reproduire ici, dans les jours qui viennent

 

 

 

 

 

 


jeudi, 21 janvier 2010

Les décomptes du bal, suite...


Mieux qu'un long discours, les courts de tennis de Montolivet et 2 tonnelles de « nos » jardins tels que je les ai photographiés ce matin, sont assez représentatifs des dégâts  que nous constatons, actuellement, tous les jours.

 

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On dirait véritablement qu'un cyclone est passé !

 

 

 


mercredi, 20 janvier 2010

Dijon

Promenade à Dijon ville remarquable et capitale de la moutarde depuis le 14 iem siecleLa plante est de la famille des Brassicacées : brassica juncea et brassica nigra.La plante est de croissance rapide et possède d'autres vertues/Elle desinfecte les sols, protège des mauvaises herbes ainsi que des pucerons.Coupée avant la floraison et incorporée au sol elle garde le sol humideEt puis surtout elle sert à la fabrication de ces merveilleux condiments.

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mardi, 19 janvier 2010

Après la neige

 

Dans mon jardin.

 

J'écrivais, la semaine dernière, en parlant de la « tempête » de neige qui a touché  ici, ponctuellement, certains villages et qui très curieusement en a épargné d'autres pourtant très proches . :

« C'est à la fin du bal qu'on fait les comptes, mais je crains le pire ! »

C'était malheureusement prémonitoire.

 

Maintenant que le  « bal » est terminé, son  bilan est plus qu'affligeant.

 

On ne compte pas les arbustes et les arbres, certains centenaires,  déracinés, déchiquetés, écrasés .

Et l'on a du mal à imaginer que tout cela n'est pas la conséquence d'un cyclone, mais ... de la neige !

Personnellement, je n'avais jamais vu cela.

Notre région y est si peu habituée...

 

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Cela dit, chaque chose à sa place ; il ne s'agit que de dégâts matériels que la nature saura, avec le temps cicatriser.

Et cela paraît si dérisoire à côté de ce que vivent, en ce moment, les Haïtiens...