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lundi, 29 décembre 2008

Histoire du premier jardin Botanique Français : Montpellier

Mais qu’est-ce, au juste, qu’un jardin botanique ? Cette idée, depuis des siècles, a fait bien du chemin. En France, elle débute en 1580, à Montpellier, quand l’université de médecine inaugure un jardin d’un nouveau genre : structuré en plusieurs parcelles séparées par des portes sur lesquelles était inscrit "plantes qui poussent dans les buissons, les fourrés et les épines" ou encore "plantes qui croissent dans les emplacements ombreux ou les forêts".

Ainsi pour la première fois, un jardin faisait l’’inventaire et la classification de plantes vivantes afin de mieux les reconnaître et les étudier.

De plus l’endroit se devait d’être un lieu de plaisir.

Pour cela, des grottes y avaient été creusées pour accueillir des plantes aquatiques et le promeneur désireux de prendre le frais, ailleurs une petite montagne permettait de mettre les plantes, dites alpines, tout en créant un bel endroit.

Pour la première fois, un jardin de plaisirs se consacrait à la science.

Le Jardin des Plantes de Montpellier a été créé en 1593 par lettres patentes d'Henri IV. Dès les premières années de son existence, les visiteurs de l'Europe entière sont venus admirer le jardin établi par Pierre Richer de Belleval que le roi avait missionné pour développer à Montpellier la démonstration des simples.

L'outil scientifique novateur qu'était à l'époque sa "Montagne" a été cité en exemple dès 1600 dans le Théâtre de l'agriculture et mesnage des champs d'Olivier de Serres.

Outre celui de son créateur, pionnier de l’écologie, les noms de Pierre Magnol, inventeur de la notion de famille végétale, ou d'Augustin-Pyramus de Candolle, qui a conçu ici sa Théorie élémentaire de la Botanique, suffisent, parmi ceux qui l'ont dirigé, à rappeler le rôle primordial qu'il a joué depuis plus de quatre siècles dans le développement, à partir de l'enseignement médical, de la botanique comme science à part entière.

Agrandi par deux fois au XIXe siècle, il occupe aujourd'hui 4,5 ha au cœur de la ville où collections vivantes se mêlent aux aménagements propres au développement de la "science aimable".

Autour de sa Montagne, qui en constitue le cœur archéologique, s'articule vers le sud la partie la plus ancienne, qui accueille une Ecole systématique bordée par l'Orangerie dessinée par Delagardette et achevée en 1804, alors qu'au nord les anciens jardin Itier et Bonnard ont été respectivement aménagés en Ecole forestière en 1810 et en Jardin anglais, avec serre et bassin, à partir de1859.

Le Jardin des Plantes de Montpellier présente aujourd'hui plus de 2000 espèces végétales cultivées en plein air, dont des sujets historiques comme le Gingko biloba mâle planté à la fin du XVIIIe siècle et devenu autofertile par la greffe de branches femelles en 1832, et plus de 1000 taxons répartis dans les abris vitrés.

Pour les échanges de graines, il correspond avec plus de 700 autres établissements similaires de par le monde. En plus des collections végétales, ce jardin abrite une importante statutaire consacrée aux naturalistes montpelliérains, un monument dédié à Rabelais, et un cénotaphe du XVIIIe siècle, le tombeau de Narcissa, qui lui confère un charme romantique ayant inspiré Paul Valéry et André Gide.

Le Jardin des Plantes est protégé au titre des Sites (1982) et des Monuments Historiques (1992) et la première phase de sa restauration, cadrée par une vaste étude préalable, la réhabilitation de la serre Martins, serre monumentale de 1860, vient d'être engagée.

Ce jardin botanique historique entend concilier, en ce début de XXIe siècle, sa dimension patrimoniale exceptionnelle avec sa vocation scientifique et pédagogique et son rôle de centre d'éducation à l'environnement pour le grand public.

Le jardin botanique se distingue d’un jardin classique par ses collections, son exposition de plantes vivantes et les graines bien identifiées, rares ou courantes. Le programme d’action d’un tel Jardin s’intègre dans le plan du Consortium des Jardins Botaniques européens (BGCI/IABG).

Dans ce cadre, il répond à un certain nombre d’objectifs :

-Être un centre de ressources pour la recherche scientifique (collections vivantes) ;

-Assurer la conservation d’espèces in situ, en vue d’une recherche constante de la biodiversité et de l’utilisation durable de la biodiversité des ressources végétales ;

-Permettre aux chercheurs l’accès aux données scientifiques et horticoles ;

-S’afficher comme un centre d’études taxonomiques ;

-Organiser la recherche ex situ, en vue de l’enrichissement continuel des collections et des stocks de semences ;

-Créer un réseau pour la recherche scientifique et les activités horticoles ;

-Se présenter comme un pôle d’horticulture spécialisé ;

-Sensibiliser les étudiants et les visiteurs à l’héritage transmis, à l’histoire de la botanique (son développement, les introductions d’espèces), à la place du Jardin dans la ville et le pays ;

-Se manifester comme un centre d’éducation à l’environnement, en particulier auprès des écoles ;

-Participer à la formation de l’enseignement horticole, paysager et botanique ;

-Faire apprécier le site et le patrimoine architectural ;

-Faire connaître les collections inanimées (ouvrages, documents écrits, iconographie, herbier), appartenant ou ayant appartenu au Jardin comme les dessins de Node-Véran actuellement conservés à l’Université Montpellier II;

-Promouvoir la mission touristique du Jardin ;

-Fournir des informations au public sous diveres formes, en particulier lors de manifestations culturelles telles que celles demandées par les Ministères de la culture et de l’Environnement ;

-Participer à la coopération internationale par des publications (Index seminum et autres) et des échanges d’informations sur le réseau Internet.

samedi, 20 décembre 2008

Les jardins de Babylone

Les jardins suspendus de Babylone (ou jardins suspendus de Sémiramis), dans l'Irak actuel, étaient la deuxième des sept merveilles du monde.

 

Jardins de Babylone.jpg

Les jardins se situaient sur la rive de l'Euphrate, dans la ville de Babylone à 50 kms au sud de Bagdad, et auraient été conçus en 600 av. J-C.

Comme aucun historien grec n’en relate l’existence, il semblerait que la légende de la construction de ces jardins vienne d’un prêtre, Bérose, prêtre chaldéen, astronome mais aussi historien du III ème siècle av. J.-C., né à Babylone. Il pourrait s’agir aussi de récits ou d'histoires racontées par des soldats, ce qui constitue une source d'information peu fiable.

 

Selon la tradition, le roi Nabuchodonosor II (604-562 avant J-C) aurait fait construire pour sa femme Amyitis,  fille d'Astyage, roi de Médie, les célèbres jardins suspendus de Babylone en souvenir de la végétation des montagnes de son pays: la Médie (Iran actuel).

(Une autre version en attribue la conception à la légendaire reine Sémiramis (800 avant J-C).)

Ces jardins étaient composés de plusieurs étages en terrasses, soutenus par des voûtes et des piliers probablement de brique. Un immense escalier de marbre reliait ces terrasses pyramidales, où l'eau, par un système de vis hydrauliques, était amenée depuis l'Euphrate. C'était un véritable jardin botanique où l'on cultivait les plantes et les arbres de Mésopotamie ainsi que ceux des montagnes de Médie. On y planta, sur la première terrasse de huit mètres de haut, de grands arbres tels que des platanes, palmiers dattiers, pins et cèdres ; sur la deuxième terrasse de treize mètres, on plaçait les genévriers, les cyprès et quantité d'arbres fruitiers. Et encore plus haut, sur les deux dernières terrasses, moins vastes, fleurissaient les anémones et les tulipes, les lis et les iris... sans oublier les roses si chères à la belle Sémiramis.

Les jardins dominaient la ville d'une bonne vingtaine de mètres.

 

En réalité le mystère demeure. Les tablettes du temps de Nabuchodonosor II n’y font aucune référence, malgré les descriptions trouvées de son palais et de la ville.

Au XXe siècle quelques fondations mystérieuses ont été découvertes et pourraient appartenir aux Jardins. Mais les archéologues aimeraient trouver d'avantage de preuves avant de tirer des conclusions quant à leur localisation précise, à leur système d'irrigation et leur apparence réelle.

 

 

 

jeudi, 18 décembre 2008

Le jardin de Barbicaglia. Corse

Les lettres de mon Moulin - extrait - 

 

P1000620.JPG

 

Pour bien connaître les oranges, il faut les avoir vues chez elles, aux îles Baléares, en Sardaigne, en Corse, en Algérie, dans l'air bleu doré, l'atmosphère tiède de la Méditerranée.

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 Mais mon meilleur souvenir d'oranges me vient encore de Barbicaglia, un grand jardin auprès d'Ajaccio où j'allais faire la sieste aux heures de chaleur. Ici les orangers, plus hauts, plus espacés qu'à Blidah, descendaient jusqu'à la route, dont le jardin n'était séparé que par une haie vive et un fossé. Tout de suite après, c'était la mer, l'immense mer bleue... Quelles bonnes heures j'ai passées dans ce jardin ! Au-dessus de ma tête, les orangers en fleur et en fruit brûlaient leurs parfums d'essences. De temps en temps, une orange mûre, détachée tout à coup, tombait près de moi comme alourdie de chaleur, avec un bruit mat, sans écho, sur la terre pleine. Je n'avais qu'à allonger la main. C'étaient des fruits superbes, d'un rouge pourpre à l'intérieur. Ils me paraissaient exquis, et puis l'horizon était si beau ! Entre les feuilles, la mer mettait des espaces bleus éblouissants comme des morceaux de verre brisé qui miroitaient dans la brume de l'air. Avec cela le mouvement du flot agitant l'atmosphère à de grandes distances, ce murmure cadencé qui vous berce comme dans une barque invisible, la chaleur, l'odeur des oranges... Ah ! qu'on était bien pour dormir dans le jardin de Barbicaglia !

 .../...

 Je me souviens aussi que tout à côté de Barbicaglia, et séparé seulement par un petit mur bas, il y avait un jardinet assez bizarre que je dominais de la hauteur où je me trouvais. C'était un petit coin de terre bourgeoisement dessiné. Ses allées blondes de sable, bordées de buis très verts, les deux cyprès de sa porte d'entrée, lui donnaient l'aspect d'une bastide marseillaise. Pas une ligne d'ombre. 

.../...

De ma place, je voyais un bon vieux trottiner tranquillement par les allées. Tout le jour il taillait les arbres, bêchait, arrosait, enlevait les fleurs fanées avec un soin minutieux ; puis, au soleil couchant, il entrait dans la petite chapelle où dormaient les morts de sa famille ; il resserrait la bêche, les râteaux, les grands arrosoirs ; tout cela avec la tranquillité, la sérénité d'un jardinier de cimetière. Pourtant, sans qu'il s'en rendît bien compte, ce brave homme travaillait avec un certain recueillement, tous les bruits amortis et la porte du caveau refermée, chaque fois discrètement comme s'il eût craint de réveiller quelqu'un. Dans le grand silence radieux, l'entretien de ce petit jardin ne troublait pas un oiseau, et son voisinage n'avait rien d'attristant. Seulement la mer en paraissait plus immense, le ciel plus haut, et cette sieste sans fin mettait tout autour d'elle, parmi la nature troublante, accablante à force de vie, le sentiment de l'éternel repos...

 

Alphonse Daudet – Les lettres de mon Moulin

mardi, 16 décembre 2008

Les Pins


pin d'alep.jpgTrois espèces de Pins sont indissociables du paysage méditerranéen.

 

Le Pin d'Alep (P. halepensis) est le plus commun et forme des forêts étendues.

 

 

 

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Le Pin pignon (P; pinea)

 

 

 

 

 

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Le Pin maritime de Corte (P. mesogeensis)

 

lundi, 15 décembre 2008

Camargue - Les Saintes Maries de la mer

 

Mireille - Extrait du chant X.

Frédéric Mistral

 

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Mais peu à peu devant sa vue

Le pays perd sa tristesse;

Et voici peu à peu qu'au loin se meut

Et resplendit un grand lac d'eau:

Les phillyreas, les pourpiers,

Autour de la lande qui se liquéfie, Grandissent, et se font un mol chapeau d'ombre.

 

C'était une vue céleste,

Un rêve frais de Terre-Promise !

Le long de l'eau bleue, une ville bientôt

Au loin s'élève, avec ses boulevards,

Sa muraille forte qui la ceint,

Ses fontaines, ses églises, ses toitures,

Ses clochers allongés qui croissent au soleil.

 

.../...

 

Déjà, déjà les grandes Saintes

Elle voyait l'église blonde,

Dans la mer lointaine et clapoteuse

Croître, comme un vaisseau qui cingle vers le rivage.

 

 

 

mardi, 09 décembre 2008

Les premiers botanistes

Pendant le Moyen-Age, aucun nom de botaniste n'est à signaler. Les manuscrits latins sont conservés dans les Abbayes Les moines préservent et partagent la tradition botaniste avec leurs collègues anglais et allemands et recueillent les nouvelles plantes venues d'Orient.

 

Les premiers botanistes

 

Aristote (384-322 av.JC). Un des premiers naturalistes. Description de la faune et de la flore.

Théophraste (372-287 av.JC). Père de la botanique. Histoire des plantes.

Pline l'ancien (23-79).Auteur d'une Histoire naturelle, vaste compilation de tous les ouvrages connus.

Dioscoride Pedanius (40-90 env.ap.JC). Auteur de De universa medica : description de 600 plantes (les bases de la pharmacie).

Ghini Luca (1490-1556) Invente l'utilisation des herbiers

Bock (Hieronimus Tragus) (1498-1554) Etablit un système de classification qui repose sur les caractères des plantes.

Gessner Conrad(1516-1565) met l'accent sur les caractères des fruits et des graines dans le système des classifications.

Cesalpino Andrea (1519-1603), italien, établit - selon Linné- le premier véritable système de classification selon le genre.

Ray John (1627-1705) naturaliste anglais qui établit la distinction entre les Monocotylédones et les Dicotylédones.

Magnol Pierre (1637-1715) regroupe les plantes par Familles.

 


 


lundi, 08 décembre 2008

L'histoire des jardins

Panorama et évolution de l'art du jardin, de l'Antiquité à nos jours

Un jardin est un terrain, réservé par l'homme, généralement fermé, où l'on cultive des plantes d'ornement ou d'alimentation (légume et arbres fruitiers). L'existence des jardins suppose une maîtrise établie des techniques agricoles.

 

 

LES PREMIERS JARDINS

 

Les premiers jardins ont vu le jour en Mésopotamie. Ils étaient construits à proximité des temples et leurs produits servaient d'offrande aux divinités. Un lien semble ainsi avoir été établi dès le début entre le jardin et le sacré ; lien spirituel sans doute à l'origine des jardins mythiques des différentes religions et mythologies (Éden, etc.) et sujet littéraire et artistique (le Jardin des délices peint par Jérôme Bosch v. 1480-1490). À Babylone, l'existence des jardins suspendus, considérés comme une des Sept Merveilles du monde, a été attestée par des fouilles archéologiques. Construits par Nabuchodonosor II pour son épouse Amyitis au Ve siècle av. J.-C., ils étaient également associés au culte de la déesse Ishtar, Vénus babylonienne, symbole de l'amour et de la vie. Ce type de jardins luxuriants, étagés en terrasses, ombragés, était présent dès le IIIe millénaire.

 

En Égypte, au cours du IIe millénaire, les jardins étaient d'abord des vignes et des vergers où poussaient des figuiers, des palmiers et des sycomores. Irrigués par des réseaux de canaux qui convergeaient vers un bassin central, ces jardins contenaient une faune et une flore semi-aquatiques importantes, concentrant dans un espace clos un aperçu de la nature environnante. Entre la Mésopotamie et l'Égypte, deux types de jardins se sont établis : le jardin en terrasse et le jardin de plaine. Le troisième lieu de naissance des jardins est la Perse. Les Achéménides puis les Sassanides élaborèrent des sortes de parcs de chasse appelés du nom persan de paradis et rythmés par des allées rectilignes bordées de cours d'eau, de clairières et de pavillons. Révélés par les conquêtes d'Alexandre, ces jardins exercèrent une grande influence sur les Grecs de la période hellénistique.

 

 

LES JARDINS ROMAINS

 

À l'origine le jardin romain était un simple potager. Le contact avec la Grèce entraîna le développement d'un nouvel art des jardins. Les premiers exemples sont ceux de Campanie dont les ports commerçaient avec l'Orient et par le biais desquels de nouvelles essences furent introduites. Dès le Ier siècle apr. J.-C., à Pompéi, à Herculanum et à Ostie, en Italie, ainsi que dans la cité romaine de Conimbriga (l'actuelle ville de Condeixa a Velha, au Portugal), en Lusitanie, les villas de plaisance furent agrémentées de promenoirs entourés de colonnes qui communiquaient directement avec l'intérieur. Des traces de ces jardins géométriques sont visibles sur le site de la villa Hadrien, près de Tivoli, en Italie, et dans les vestiges plus modestes mais très complets de la villa romaine de Fishbourne, en Angleterre. Que le jardin fut étendu ou non, il reposait sur un schéma commun : une zone rectangulaire entourée de murs et une allée couverte et bordée de colonnes. D'autres allées ordonnaient le jardin en plusieurs parties ; le décor se composait éventuellement d'un bassin central, de sculptures et de petites fontaines. Il était planté d'arbustes savamment taillés et d'arbres à feuilles persistantes : buis, cyprès, myrte, laurier, laurier-rose, lierre et romarin ; de plantes à feuilles caduques : acanthe, rosiers et vignes, ainsi que des violettes et diverses variétés de narcisses. À partir du Ier siècle, les collines de Rome, les environs de Tivoli et de Frascati se couvrirent de villas de plaisance.

 

(Suite au prochain N°) ...

 

samedi, 06 décembre 2008

Le jardin potager

potager.jpgUn jardin potager est un jardinet ou une partie de jardin où se pratique la culture vivrière, c'est-à-dire destinée à la consommation familiale. Il a donc essentiellement une fonction utilitaire, mais en même temps ce type de jardinage est un passe-temps agréable et parfois une passion. Ce type de jardin est souvent ordonné en planches.


On recommande souvent de décomposer le potager en quatre parties égales ou on plantera les différents types de légumes dont notamment :

les plantes à racines : pommes de terre, carottes, poireaux, artichauts, radis, radis noirs, asperges, salsifis, ail, oignons, échalotes.

les plantes à feuilles : salades (laitue, mâche et chicorée), choux, choux-fleurs, épinards, plantes condimentaires ou fines herbes.

les plantes à fruits ou à légumes : tomates, poivrons, fraisiers, cucurbitacées (courges, courgettes, citrouilles, potirons, concombres, cornichons, melons), légumineuses (fèves, petits pois, haricots blancs, rouges ou verts).

une jachère plantée d'engrais vert : moutarde, phacélie, luzerne

Toutefois, pour éviter une concurrence entre les plantes de même genre, mieux vaut suivre les règles d'associations de plantes compagnes1.

Chaque année on change les cultures de parcelle, ce qui permet de ne pas fatiguer la terre en cultivant toujours les mêmes espèces au même endroit.

On peut également planter en bordure du potager des fleurs (telles que cosmos ou œillet d'Inde par exemple) pour le plaisir des yeux mais aussi pour leur capacité à attirer certains pollinisateurs ou repousser certains parasites2.

Les arbres fruitiers sont à placer au verger et non au potager afin de ne pas faire trop d'ombre aux plantes du potager.

La culture de légumes à plus grande échelle, dans le but de les commercialiser, constitue le maraîchage.

Jardins potagers remarquables

Le potager du roi à Versailles, (Yvelines)

Le potager du château de la Roche-Guyon, (Val-d'Oise)

Les jardins du château de Villandry, (Indre-et-Loire)

Le potager extraordinaire à la Mothe-Achard, (Vendée)

Le potager fleuri du château de Saint-Jean-de-Beauregard, (Essonne)

Le potager du parc floral de la Source, Orléans, (Loiret)

Le potager conservatoire du château de La Bourdaisière à Montlouis-sur-Loire, (Indre-et-Loire)

Le Jardin conservatoire de Saint-Pierre-sur-Dives, (Calvados)

Le potager des oiseaux à Paris IIIe

Les jardins potagers du château-Dauphin, décrits par Montaigne, à Pontgibaud (Puy-de

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