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lundi, 30 novembre 2009
Agrumes
Mon pamplemoussier que j’avais planté, sans trop d’illusion, en pleine terre il y a 7 ou 8 ans et que je protège assez simplement chaque hiver, produit régulièrement, pour me remercier, une quantité tout à fait honorable de pamplemousses, qui ont le mérite (entre autre) de ne pas être traités...

Je pensais assez naïvement qu’il s’agissait d’un cas rare, et j’en étais, soit dit en passant, assez fier, car à Villeneuve nous ne sommes plus du tout dans « la Zone de l’Oranger » qui correspond essentiellement à la Cote d’Azur et au littoral varois.
Or, hier, à Arles, nous avons découvert au détour d’une rue sans cachet ce petit jardin et surtout … ce magnifique citronnier.

Coïncidence : 2 jours auparavant, sur l’île de la Barthelasse,, entre Villeneuve et Avignon,
dans des circonstances assez similaires, même type de rue , même type de jardin…
Cette fois il s’agissait d’un oranger.

Eloge de l’Oranger – La Fontaine
Sommes-nous, dit il, en Provence ?
Quel amas d’arbres toujours verts
Triomphe ici de l’inclémence
Des aquilons et des hivers ?
(…)
Orangers, arbres que j’adore,
Que vos parfums me semblent doux !
Est il dans l’empire de Flore
Rien d’agréable comme vous ?
(…)
Lorsque votre Automne s’avance,
On voit encor votre printemps ;
L’espoir avec la jouissance
Logent chez vous en même temps.
Vos fleurs ont embaumé tout l’air que je respire :
Toujours un aimable zéphyr
Autour de vous se va jouant.
Vous êtes des nains ; mais tel arbre géant,
Qui déclare au soleil la guerre,
Ne vous vaut pas,
Bien qu’il couvre un arpent de terre
Avec ses bras.
20:06 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agrumes
dimanche, 29 novembre 2009
Jules C.
Je ne sais plus où j'ai trouvé ça :
« Novembre : un matin si gris
que les oiseaux se recoucheraient. » !
Je ne me suis pas recouché.
Juste le temps de prendre une photo du ciel et hop, direction Arles,
exposition « Trésors engloutis du Rhône ».
Passionnant !
A revoir, bien entendu que le temps soit gris ou non.
J'ai enfin compris la raison pour laquelle Arles était si riche à l'Epoque romaine :
C'était un port ... maritime !
Tout ce qui a été trouvé dans le Rhône, fait l'objet de l'exposition.
Outre la tête de César, que tout le monde a pu voir sur les affiches 4x3 qui bordent nos routes, il y a de véritables chefs d'œuvre, dont ce Captif, en bronze :

Dans le musée il y a également tous les vestiges de cette époque, récoltés ici ou là
depuis le 16 ème siècle : des sarcophages ( certains sont absolument exceptionnels) aux canalisations de plomb qui permettaient à la ville d'être alimentée en eau potable ( puisage dans les Alpilles).
Les sculpteurs maîtrisaient leur art à la perfection.
J'ai dans ma bibliothèque photo, une reproduction d'une statue féminine provenant des fouilles marines effectuées dans la baie d'Aboukir, en Egypte.
C'était de l'autre coté de la Méditerranée et c'était la même maîtrise.
Comment un artiste a t'il pu rendre la transparence des drapés avec comme matériau de la pierre et comme outil un burin ?
Sachant qu'en plus, la moindre erreur est irréversible !

20:15 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trésors du rhône
samedi, 28 novembre 2009
Jacques Delille
Bon, finalement Noe, Raphaël et Gabriel ont été « vifs et assidus à leur travail ».
(cf. note du 26 11 : « Du jardinier et des qualités qu'il faut avoir. »)

Et pour illustrer leur « travail », ces vers de Jacques Delille (1738/1813)
Jacques Delille, a été élu à l'Académie Française à ... 34 ans !
Mais les « autorités » ayant refusé son élection car, si jeune à l'Académie, ... ça ne se faisait pas ! ( et d'ailleurs, ça ne se fait toujours pas !), il n' y est donc rentré qu'à 36 ans, 2 ans après.
Je n'ai pas fini de parler de cet artiste qui a consacré sa vie à la Poésie, mais aussi , et c'est ce qui nous intéresse, aux Paysages et à l'Art des Jardins.
Eh oui ! Il y a 200 ans il parlait déjà de ce dont, quotidiennement , nous parlons ici.
Un de ses blogs s'appelait « Les Jardins ou l'Art d'embellir les paysages ».
« La bêche ou le crayon » il y a 2 siècles

« ...Jadis dans nos jardins, les sables infertiles,
Tristes, secs, et du jour réfléchissant les feux,
Importunaient les pieds, et fatiguaient les yeux ;
Tout était nu, brûlant ; mais enfin l'Angleterre
Nous apprit l'art d'orner et d'habiller la terre.
Soignez donc ces gazons déployés sur son sein,
Sans cesse l'arrosoir ou la faux à la main,
Désaltérez leur soif, tondez leur chevelure ;
Que le roulant cylindre en foule la verdure,
Que toujours bien choisis, bien unis, bien serrées
De l'herbe usurpatrice avec soin délivrés,
Du plus tendre duvet ils gardent la finesse ;
Et quelquefois enfin réparez leur vieillesse
Réservez toutefois aux lieux moins éloignés
Ce luxe de verdure et ces gazons soignés.
(...) »
10:58 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poesie
vendredi, 27 novembre 2009
Gingko (encore !)

Je sais, je sais,
L'or des feuilles de l'Arbre aux 40 écus, c'est un cliché répété, ressassé, rabâché ...
Et, ce mois, je ne peux pas dire qu'ici, j'ai dérogé à la règle !
Mais ce que j'ai eu sous les yeux, je me moque de savoir si c'est un cliché.
Je ne peux pas ne pas le partager !
08:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gingko
jeudi, 26 novembre 2009
« Manuel du jardinier » - Edité à Paris en l'an VII de la République. (1799)

Chapitre Premier :
Du Jardinier, et des qualités qu'il doit avoir.
« Un jardinier doit être jeune, vif et assidu à son travail: il doit au moins connoître les quatre vents principaux, afin de choisir une situation convenable à ses plantes, et avoir quelques notions du dessin, pour savoir former ses plantations, et bien garder les proportions nécessaires dans les carrés. Il faut qu'il connoisse toutes les espèces de fleurs, pour leur assigner un terrain convenable ; qu'il soit au fait des phases de la lune, afin de savoir le temps précis où il faut semer et planter. Il doit avoir sous sa main tous les instuments propres au jardinage, et en particulier la bêche, la pelle, la pioche, le rateau, la règle, le cordeau, la houe, le hoyau, le maillet ; deux cribles, un étroit pour les semences, et un plus large pour les bulbes ; une houlette, un arrosoir, quelques vaisseaux sans fonds pour défendre certaines plantes dans l'été de l'ardeur du soleil, un escabeau, ou un petit siège qui puisse se placer aisément dans les détours des parterres, et au dessous lequel il y ait un tiroir pour mettre un balai, une cuiller pour enlever la terre : des liasses de verges, avec des numéros pour soigner et marquer les plantes les plus rares. Enfin il doit avoir un greffoir et ce qui en dépend, et mettre toutes ces choses dans un endroit qui soit à sa portée, afin de pouvoir les trouver aussitôt qu'il en aura besoin. Il doit se réserver quelques poignées de sarrazin rouge, avec un vaisseau pour mettre les ordures, et une brouette pour tenir propre le jardin. »
Grandiose, non ?
Noe (de dos sur la photo), Gabriel, Raphaël , ... y a du pain sur la planche !


07:46 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manuel du jardinier 1799
mercredi, 25 novembre 2009
Fondation Gianadda
Je fais partie des fidèles (*) qui chaque année viennent découvrir la nouvelle exposition de peinture que présente la Fondation Gianadda à Martigny dans le Valais.
Toujours remarquable
(*) Depuis son ouverture en 1978, la Fondation a eu plus d'entrée qu'il n'y a d'habitants en Suisse ! ( info trouvée dans Wikipedia)
Et je ne suis pas prêt de me lasser du jardin qui abrite une exposition permanente de sculptures dont ce sein , œuvre de César.

« ...Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime.
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours. »
Le Vallon (Méditations poétiques) - Lamartine
En butinant sur le site de la fondation
je n'ai pas été surpris de constater que les photos des tableaux des maîtres étaient libres de droit ; c'est tout à fait dans l'esprit de ce lieu.
J'en ai sélectionné 2 . Comme ça, un peu au hasard !
Matin d'Automne - Pissarro ( Musée d'état des Beaux- Arts Pouchkine. Moscou)

Le jardin d'Hoschédé - Sisley (Musée d'état des Beaux-Arts Pouchkine. Moscou)

08:24 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fondation gianadda
mardi, 24 novembre 2009
Le Grand Capricorne du chêne - Cerambyx cerdo
Novembre , à priori, n'est pas le mois le plus indiqué pour parler du Grand Capricorne du chêne, le Cerambyx cerdo.

Mais à la vision de ce pauvre et malheureux chêne, que j'ai photographié, j'ai estimé que Novembre ou pas, il n'est pas interdit de parler des dégâts occasionnés par Cerambyx cerdo, en dehors de la période estivale!
Si dans le Sud de la France, on ne compte plus les chênes touchés, ce n'est pas le cas en Europe du Nord où la population de Cerambyx cerdo est en voie de disparition.
La conséquence ?
Et bien, suivant une directive communautaire, le Cerambyx cerdo est maintenant ... protégé .
Et ce, quelque soit le pays ; qu'il s'agisse d'un pays scandinave, où cela est tout à fait compréhensible, ou qu'il s'agisse d'un pays méditerranéen où cette mesure est difficilement défendable.
Mon pronostic ?
Dans quelques années ce seront les victimes du Cerambyx cerdo qui seront à leur tour bénéficiaire d'une protection, en tant qu'espèces menacées.
Le Cerambyx cerdo s'attaque, en effet, à toutes les espèces de chêne, mais plus particulièrement au Quercus robur.
Le cycle est assez simple :
L'adulte apparaît fin Mai courant Juin.
Après accouplement, la femelle pond dans les anfractuosités des écorces de chêne, les plaies, les coupes mal cicatrisées des arbres affaiblis ou dépérissants.
La larve éclot très rapidement et va vivre la première année dans les parties périphériques du bois, le plus souvent sous l'écorce.
En Juin de la 2ème année, les choses sérieuses commencent, la larve qui a pris de la bouteille, se dirige vers le centre du tronc ou des branches et, au fur et à mesure qu'elle grossit, les galeries qu'elle creuse, s'élargissent.
La photo des bûches de chêne n'a pas besoin de commentaires !

En Juin de la 3ème année, dans le meilleur des cas, car cela peut durer 1 ou 2 ans de plus, elle va creuser une galerie large d'environ 2cm, vers l'extérieur.
Elle ne creuse pas jusqu'au bout mais laisse une fine languette de bois qui fera office de Porte de la Liberté que l'insecte parfait qu'elle va devenir et qui, lui, ne sera pas xylophage n'aura plus qu'à enfoncer pour sortir.
La larve qui, à ce stade, mesure entre 7 et 9 cm, retourne dans sa galerie, qu'elle obture de déjection de sciure, puis qu'elle calfeutre avec un opercule calcaire et crée une « loge nymphale », dans laquelle elle s'installe, la tête dirigée vers l'extérieur.
La larve va alors se transformer en « insecte parfait » vers le mois de Septembre.
L'insecte parfait, Cerambyx cerdo, va rester immobile dans sa loge jusqu'à la mi-Mai, courant Juin.
Et l'histoire va se renouveler : accouplement, ponte, petite larve sous l'écorce, larve ..., insecte parfait, etc....
L'espérance de vie du Cerambyx cerdo, si toutefois il ne croise pas de pie sur sa route ne sera que de ... 2 petits mois !
Tout ça pour ça ?

- Lorsque l'arbre est contaminé et si l'attaque est ciblée sur une branche, ce qui est malheureusement fort peu fréquent, la solution est simple : couper immédiatement cette branche et brûlez la.
- Dans le cas d'une attaque généralisée, il y a peu de chose à faire ; en tout cas, la bonne vieille méthode qui consiste à introduire un fil de fer dans les trous est totalement inefficace, et pour cause, c'est le trou de sortie de l'insecte !
- Une méthode qui aurait indiscutablement des résultats, serait de disposer plusieurs pièges à insectes, avec un liquide sucré (les Grands Capricorne adorent !) sur l'arbre touché et dans les alentours immédiats, car le Cerambyx cerdo se reproduit souvent là d'où il vient. Renouveler systématiquement l'opération du 15 Mai au 15 Septembre, chaque année, pendant au mons 5 ans.
C'est tout à fait faisable, mais, petit problème, ... c'est interdit.( voir plus haut)
Ceci dit par solidarité avec les pays du Nord, on pourrait capturer les insectes et leur expédier en espérant que le voyage dure moins de 2 mois !
- Très sérieusement la seule lutte efficace est préventive.
Les attaques se font souvent à la suite d'agression extérieure, élagage, tempête...
Bien cicatriser les plaies et supprimer les branches mortes et affaiblies.
Les chênes sont également souvent affaiblis par des sécheresses (parfois répétées). Bien que cela soit souvent négligé, je pense qu'il s'agit là d'une des principales causes d'attaque de Capricorne.
Dans ce cas, aux grands maux les grands remèdes : Il ne faut pas hésiter à arroser très copieusement l'arbre à l'aplomb de son feuillage.
Il m'est arrivé « d'oublier » un arroseur mobile pendant 12 heures, avec un résultat quasi immédiat.
Le chêne sait marquer son contentement.
Dans le cas de très vieux arbres, cette durée peut être rallongée.
Bien entendu, ce genre d'opération reste assez exceptionnelle, le chêne n'étant pas une plante aquatique !
Pour finir, je me souviens avoir lu le témoignage d'un jardinier qui préconisait également un épandage d'engrais azoté sous le couvert végétal.
Je ne sais pas si cette méthode a donné satisfaction, mais elle avait le mérite de la cohérence.
Les larves n'aiment pas beaucoup la sève .
P.S. : Dans l'Encyclopédie Méthodique de Diderot 83 espèces de Cerambyx ont droit, chacune, à un article.
Preuve, s'il en est, que l'entomologie ne date pas d'aujourd'hui.

08:00 Publié dans Jardins malades: les soins | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le grand capricorne du chêne, cerambyx cerdo
lundi, 23 novembre 2009
Les Acariens
Acariens sur Laurier tin


Avant de parler des derniers fruits que l'on rencontre encore dans le Sud, j'avais photographié cette attaque d'acariens sur Laurier tin (Viburnum tinus) .
Le « grisaillement » du feuillage est, en effet, très symptomatique.
Le traitement ?
En été, lorsque ce type d'attaque est détecté à temps, on pulvérise de l'eau sur le feuillage, Tout simplement.
Avec éventuellement le savon noir que préconise Jean Louis.
Comme toujours, essayer de faire un traitement « recto-verso » des feuilles.
Plus facile à dire qu'à faire !!
Si cela n'est pas efficace, utiliser en solution ultime, en curatif, un acaricide du commerce
Mais là encore les huiles blanches sont très efficaces (et agrées en culture bio).
A faire plutôt comme traitement d'hiver, en évitant les période de gelée.
Faire bien pénétrer le traitement dans le végétal (c'est totalement un insecticide de contact)
08:08 Publié dans Jardins malades: les soins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acariens
dimanche, 22 novembre 2009
La ravenelle
Ravenelle ( Raphanus raphanistrum). (Radis sauvage).
Toutes les vignes et les oliveraies de la Vallée des Baux sont recouvertes en cette fin de mois de Novembre d'un véritable tapis blanc.
Splendide ! (pléonasme ! Car tout ce qui pousse ici est splendide...)

A ma grande honte, j'ignorais le nom de cette « mauvaise herbe », jusqu'à ce que Seddick me l'apprenne.
La Ravenelle qu'elle s'appelle !
Plus exactement Raphanus raphanistrum, cousine de Raphanus sativus, le bon vieux Radis.

Sa floraison peut être aussi jaune et dans ce cas, il est assez difficile de faire le distingo ave la moutarde sauvage ( Dinapis arvensis).
Dans mes vieux bouquins, j'ai trouvé pas mal de choses la concernant, mais je ne vais pas ressortir à chaque occasion mes articles du Bon Jardinier d'il y a 200 ans !
Quoique ...
09:05 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ravenelle
samedi, 21 novembre 2009
Samedi 21 Novembre 2009
Conservation du raisin (one more !)
Il y a une semaine, je parlais de deux méthodes de conservation du raisin.
Je vous livre celle que préconise mon « Bon Jardinier » de 1803.
Très simple à réaliser !
![]()
Moyen de conserver le Raisin.
Il ne s’agit que de mettre dans un tonneau ou barril qui ne se laisse point pénétrer par l’air extérieur, un lit de son desséché au four, ou de cendres sèches et tamisées, et par-dessus un lit de grappes de Raisin bien épluché et cueilli l’après-midi , par un temps sec, avant sa parfaite maturité.
Alterner ainsi les lits de son (ou de cendres) et de raisin, jusqu’à ce que le tonneau soit plein, en observant que les grappes ne se touchent point, et que la cendre ou le son fasse le dernier lit ; puis renfoncer le tonneau assez bien pour que l’air n’y pénètre pas, (ce qui est le point essentiel).
Du Raisin ainsi arrangé peut se conserver huit à dix mois, même un an.
Pour lui faire reprendre sa fraîcheur, vous couperez le bout de chaque grappe, et vous le ferez tremper (savoir, le Raisin blanc dans du vin blanc, et le Raisin rouge dans du vin rouge) , comme on met les fleurs dans l’eau pour les faire revivre ou pour les maintenir fraîches.
Je ne garantis pas le résultat ….
19:23 Publié dans la bêche & le crayon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raisin





