mardi, 24 novembre 2009

Le Grand Capricorne du chêne - Cerambyx cerdo


Novembre , à priori, n'est pas le mois le plus indiqué pour parler du Grand Capricorne du chêne, le Cerambyx cerdo.

photo 1.jpg

 

 

 

 

 

Mais à la vision de ce pauvre et malheureux chêne, que j'ai  photographié, j'ai estimé que Novembre ou pas, il n'est pas interdit de parler des dégâts occasionnés par Cerambyx cerdo, en dehors de la période estivale!

Si dans le Sud de la France, on ne compte plus les chênes touchés, ce n'est pas le cas en Europe du Nord où la population de  Cerambyx cerdo est en voie de disparition.

La conséquence ?

Et bien, suivant une directive communautaire, le Cerambyx cerdo est maintenant ... protégé .

Et ce, quelque soit le pays ; qu'il s'agisse d'un pays scandinave, où cela est tout à fait compréhensible, ou qu'il s'agisse d'un pays méditerranéen où cette mesure est difficilement défendable.

Mon pronostic ?

Dans quelques années ce seront les victimes du Cerambyx cerdo qui seront à leur tour bénéficiaire d'une protection, en tant qu'espèces menacées.

Le Cerambyx cerdo s'attaque, en effet, à toutes les espèces de chêne, mais plus particulièrement au Quercus robur.

 

Le cycle est assez simple :

 

L'adulte apparaît fin Mai courant Juin.

Après accouplement, la femelle pond dans les anfractuosités des écorces de chêne, les plaies, les coupes mal cicatrisées des arbres affaiblis ou dépérissants.

La larve éclot très rapidement et va vivre la première année dans les parties périphériques  du bois, le plus souvent sous l'écorce.

 

En Juin de la 2ème année, les choses sérieuses commencent, la larve qui a pris de la bouteille,  se dirige vers le centre du tronc ou des branches et, au fur et à mesure qu'elle grossit, les galeries qu'elle creuse, s'élargissent.

La photo des bûches de chêne n'a pas besoin de commentaires !

 

photo 2.jpg

 

 

 

 

En Juin de la 3ème année, dans le meilleur des cas, car cela peut durer 1 ou 2 ans de plus, elle va creuser une galerie large d'environ 2cm, vers l'extérieur.

Elle ne creuse pas jusqu'au bout mais laisse une fine languette de bois qui fera office de Porte de la Liberté que l'insecte parfait qu'elle va devenir et qui, lui, ne sera pas  xylophage n'aura plus qu'à enfoncer pour sortir.

La larve qui, à ce stade,  mesure entre 7 et 9 cm, retourne dans sa galerie, qu'elle obture de déjection de sciure, puis qu'elle calfeutre avec un opercule calcaire et crée une « loge nymphale », dans laquelle elle s'installe, la tête dirigée vers l'extérieur.

La larve va alors se transformer en « insecte parfait » vers le mois de Septembre.

L'insecte parfait, Cerambyx cerdo, va rester immobile dans sa loge jusqu'à la mi-Mai, courant Juin.

Et l'histoire va se renouveler : accouplement, ponte, petite larve sous l'écorce, larve ..., insecte parfait, etc....

L'espérance de vie du Cerambyx cerdo, si toutefois il ne croise pas de pie sur sa route ne sera que de ... 2 petits mois !

 

 

Tout ça pour ça ?

 

 

Image 1.png

 

 

 

 

  • Lorsque l'arbre est contaminé et si l'attaque est ciblée sur une branche, ce qui est malheureusement fort peu fréquent,  la solution est simple : couper immédiatement cette branche et brûlez la.

 

  • Dans le cas d'une attaque généralisée, il y a peu de chose à faire ; en tout cas, la bonne vieille méthode qui consiste à introduire un fil de fer dans les trous est totalement inefficace, et pour cause, c'est le trou de sortie de l'insecte !

 

  • Une méthode qui aurait indiscutablement des résultats, serait de disposer plusieurs pièges à insectes, avec un liquide sucré (les Grands Capricorne adorent !) sur l'arbre touché et dans les alentours immédiats, car le Cerambyx cerdo se reproduit souvent là d'où il vient. Renouveler systématiquement l'opération du 15 Mai au 15 Septembre, chaque année, pendant au mons 5 ans.

C'est tout à fait faisable, mais, petit problème, ... c'est interdit.( voir plus haut)

Ceci dit par solidarité avec les pays du Nord, on pourrait capturer les insectes et leur expédier en espérant que le voyage dure moins de 2 mois !

 

  • Très sérieusement la seule lutte efficace est  préventive.

Les attaques se font souvent à la suite d'agression extérieure, élagage, tempête...

Bien cicatriser les plaies et supprimer les branches mortes et affaiblies.

 

Les chênes sont également souvent affaiblis par des sécheresses (parfois répétées). Bien que cela soit souvent négligé, je pense qu'il s'agit là d'une des principales causes d'attaque de Capricorne.

Dans ce cas, aux grands maux les grands remèdes : Il ne faut pas hésiter à arroser très copieusement l'arbre à l'aplomb de son feuillage.

Il m'est arrivé « d'oublier » un arroseur mobile pendant 12 heures, avec un résultat quasi immédiat.

Le chêne sait marquer son contentement.

Dans le cas de très vieux arbres, cette durée peut être rallongée.

Bien entendu, ce genre d'opération reste assez exceptionnelle, le chêne n'étant pas une plante aquatique !

Pour finir, je me souviens avoir lu le témoignage d'un jardinier qui préconisait également un épandage d'engrais azoté sous le couvert végétal.
Je ne sais pas si cette méthode a donné satisfaction, mais elle avait le mérite de la cohérence.

Les larves n'aiment pas beaucoup la sève .

 

 

P.S. : Dans l'Encyclopédie Méthodique de Diderot 83 espèces de Cerambyx ont droit, chacune, à un article.

Preuve, s'il en est, que l'entomologie ne date pas d'aujourd'hui.

 

 

photo 4.jpg

 

 


 


lundi, 23 novembre 2009

Les Acariens

 

Acariens sur Laurier tin

 

 

photo 1 acarien.jpg
photo 2 laurier tin.jpg

 

 

Avant de parler des derniers fruits que l'on rencontre encore dans le Sud, j'avais photographié cette attaque d'acariens sur  Laurier tin (Viburnum tinus) .

Le « grisaillement » du feuillage est, en effet, très symptomatique.

Le traitement ?

En été, lorsque ce type d'attaque est détecté à temps, on pulvérise de l'eau sur le feuillage, Tout simplement.

Avec éventuellement le savon noir que préconise Jean Louis.

Comme toujours, essayer de faire un traitement « recto-verso » des feuilles.

Plus facile à dire qu'à faire !!

Si cela n'est pas efficace, utiliser en solution ultime, en curatif, un acaricide du commerce

Mais là encore les huiles blanches sont très efficaces (et agrées en culture bio).

A faire plutôt comme traitement d'hiver, en évitant les période de gelée.

Faire bien pénétrer le traitement dans le végétal (c'est totalement un insecticide de contact)

 

 

 


mardi, 03 novembre 2009

Le graphiose de l'orme

La Graphiose de l’orme

 

Avec le Chancre Coloré du platane et le Coryneum du cyprès, ce sont trois maladies cryptogamiques qui transforment le paysage provençal.

 

 

Tout commence par un petit coléoptère très facile à reconnaître : il mesure environ 6 à 7mm, il est jaune avec des bandes noires.

 

Image 2.png
Enfant, je me souviens que parfois l’hiver, notre maison était envahie par ces insectes qu’on retrouvait dans les moindres recoins, même dans les cadres des gravures !

 

Ce coléoptère a un nom : la Galéruque de l’orme. (Xanthogaleruca luteola)

 

La femelle pond fin Mai (5 à 600 œufs !!!). 10 jours après, les larves éclosent et commencent à déguster les feuilles des ormes.

 

Pas la totalité de la feuille, non.

 

Uniquement la partie superficielle et en laissant de coté les nervures.

 

Résultat ?

 

Une véritable dentelle !

 

A la mi-Juin, les larves vont se retirer dans les écorces et au pied des ormes.

 

Fin Juin, de nouveaux adultes apparaissent. C’est la 2ème génération !!!

 

Le résultat est toujours très spectaculaire. Après leur passage, les ormes paraissent complètement morts.( photos prises le 15 Juin)

 

 

DSC03057.jpg
DSC03058.jpg

Or , ils ne le sont pas. ( tout du moins, pas encore à ce stade ! hé hé hé !)

 

Si effectivement ils ne sont pas morts, ils sont très affaiblis.

 

Et ces là qu’intervient un 2ème coléoptère : le scolyte de l’orme, (Hylurgopinus rufipes)

un xylophage qui raffole justement des arbres affaiblis !

 

Les larves des scolytes s’installent sous l’écorce des ormes et la finesse des galeries qu’elles dessinent est à l’origine du nom du champignon qu’elles véhiculent : la graphiose de l’orme vient effectivement du mot latin graphium qui signifie dessin.

 

DSC04998.jpg

 

 

 

 

Image 1.png

 

Si un orme ne subit que l’attaque de la galéruque mais pas celle des scolytes, il s’en sort pratiquement toujours, bien qu’affaibli et souvent dès le mois de Septembre, de nouvelles feuilles bien vertes apparaissent (photos prises le 6 Septembre)

 

 

DSC04798.jpg
DSC04802.jpg

 

 

Mais, ce n’est que partie remise et inéluctablement après plusieurs années d’attaque l’arbre de plus en plus affaibli devient un jour l’hôte des scolytes et …

 


vendredi, 30 octobre 2009

3ème échantillon

3ème échantillon

 

Cochenille du Laurier rose

DSC05112.jpg

 

Aspidiotus nerii

 

Très fréquente sur les Lauriers Roses (Nerium oleander), on la retrouve également sur les Oliviers, les Agrumes, etc…)

 

Si la Cochenille du Laurier sauce est blanche, celle du Laurier rose est noire.

 

Même symptôme, même traitement que pour sa copine.

 

Les conséquences de sa présence peuvent être franchement inesthétiques .

 

Dans ce cas, si l’arbre est très infesté et qu’il est difficile de le traiter, on peut couper à 20 cm du sol, la totalité de la partie aérienne.

 

Cette opération pour le moins radicale ( que j’ai plusieurs fois pratiquée) s’effectue fin Février/début Mars .

 

Il faut bien nettoyer le sol de tous les débris et brûler.

 

Ceci dit, pour la petite histoire, lorsque j’ai voulu prendre une photo de cette cochenille, j’ai été rendre visite ( toujours dans mon jardin !) à un laurier rose qui avait subi une très forte infestation l’année dernière .

J’avoue que j’ai eu des difficultés à dégoter un rameau atteint : l’arbuste avait été entre temps nettoyé par un sympathique prédateur auxiliaire !.

 

Comme quoi…

 

J’ai réussi quand même à prendre une photo des rescapées…

 

Et aucune trace de fumagine !

 

La nature fait (parfois) bien les choses

 

 


mercredi, 28 octobre 2009

2ème echantillon (Psylle)

2ème échantillon (prélevé sur le même Laurier Sauce que celui des psylles…)

 

Cochenille du Laurier Sauce.

DSC05018.jpg

 

Ceroplaste Sinensis.

Il s’agit d’une cochenille arrivée en France en 1985.

 

On la rencontre sur la quasi-totalité des Laurier Sauce de Provence.

 

Si elle ne met pas en péril la vie de l’arbuste, elle peut quand même faire quelques dégâts.

 

Et comme toujours la présence du miellat puis inévitablement de la fumagine ne rend pas la très sexy…

 

En cas de prolifération, on peut faire des traitements hivernaux à base d’huile blanche.

 

C’est efficace, à condition que le jet du pulvérisateur rentre bien dans le feuillage de façon à recouvrir la carapace et les œufs de la cochenille.

 

Une pulvérisation de bouillie bordelaise pour la fumagine ne peut pas faire de mal, sauf si on utilise les feuilles dans … sa cuisine !

 

 


lundi, 26 octobre 2009

Psylle

 

Les amateurs de jardins sont parfois décontenancés par les « maladies » qui touchent leurs plantes et l’emploi d’insecticide constitue la solution la plus facile mais souvent … la plus néfaste,

… surtout quand il s’agit, comme dans la très grande majorité des cas, de problèmes vraiment bénins !

 

 

(Ceci dit, un traitement insecticide ou anticryptogamique peut s’avérer absolument indispensable …)

 

A titre personnel, dans mon jardin, il est extrêmement rare que je « traite » et … la couche de poussière sur mon pulvérisateur peut en témoigner !

 

Il est bon cependant de connaître ces insectes et ces champignons qui, qu’on le veuille ou non, font partie de la vie d’un jardin.

 

Hier, j’ai pioché dans mon jardin quelques échantillons de feuilles et de rameaux d’arbustes marqués soit par des insectes, soit par des champignons qu’on rencontre assez couramment dans les jardins de Provence ( et d’ailleurs !).

 

1er échantillon :

 

Des feuilles de lauriers sauce enroulées et déformées :

DSC05022.jpgDSC05028.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette déformation est due à la présence d’un psylle (Trioza Alacris).

 

(Cela n’est pas la grippe A, mais à des degrés divers, TOUS les lauriers sauce sont concernés !)

 

L’adulte va passer l’hiver dans la feuille déformée ou dans les feuilles et débris qui traînent sous le Laurier.

 

Au Printemps, avec ses collègues, ils vont envahirent les jeunes pousses qui, à leur tour, vont s’enrouler sous l’action de leurs piqûres et ils vont y pondre et les jeunes larves vont s’alimenter avec ces feuilles !

 

La boucle et bouclée et elle va se renouveler … 3 fois en 1 année !

 

A ce rythme-là, le Laurier devrait disparaître rapidement, sauf que, tout animal … a un prédateur ! (cf le post du 30 Juillet, , « Douce nuit » de Dino Buzzati , !)

 

En l’occurrence, ici des punaises (dont j’ai oublié le nom !)

 

La nature est souvent le meilleur régulateur

 

Et souvent, les effets des traitements insecticides vont a l’encontre du but recherché.

En tuant le prédateur, l’insecte indésiré, lui, … prolifère !

 

Les dégâts du psylle ne représentent pas le moindre danger pour la vie du Laurier Sauce,

il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter outre mesure .

Si , malgré tout, pour des raisons esthétiques, on ne souhaite pas « faire avec », et qu’on souhaite « aider la nature » dans son travail, il suffit tout simplement de couper et brûler les rameaux infestés et de bien nettoyer le pied de l’arbrisseau (brûler également).

 

Solution de bon sens

 

 


jeudi, 23 avril 2009

Combattre les mauvaises herbes

Comment éviter la prolifération des « mauvaises » herbes dans les massifs ?

Je met  volontairement « mauvaises » entre guillemets car pour nous, jardiniers, il n’y a pas à proprement parlé de « mauvaise » herbe . En fait ce que nous appelons par commodité « mauvaise » herbe, c’est plus exactement, l’herbe indésirable à un endroit précis.

 

Je rappelle qu’il y a quelques temps j’avais mis sur ce blog une photo d’une surface traitée (avec succès) en chiendent de placage, or le chiendent est considéré, à tort bien sûr,  comme … la « mauvaise » herbe par excellence !

 

Mais, revenons à nos moutons : Comment régler le problème des herbes indésirables dans les massifs ?

 

Il y a 3 solutions :

 

 1ère solution, « chimique », utilisé dans 99% des espaces verts publics

 

      Voici la plus simple

Avant toute chose, on nettoie le massif, en le débarrassant manuellement des herbes indésirables et … des racines ;  puis on le bine     en faisant en sorte qu’il n’y ait pas trop de mottes.

Puis, on traite l’ensemble du massif en pulvérisant un « anti-germinatif » du commerce.

Pour que ce produit se positionne bien dans la zone de germination, il faut faire suivre ce traitement d’un arrosage en pluie fine.

L’efficacité du traitement est d’environ 3 mois.

C’est donc une opération qu’il faut réaliser environ 4 fois par an mais qui, si l’on excepte la première intervention, est extrêmement simple puisqu’on n’intervient pratiquement plus préalablement pour biner, le massif étant déjà propre.

L’avantage de cette solution c’est qu’elle peut se faire à n’importe quel mois de l’année et qu’elle est inoffensive pour la végétation existante car il s’agit uniquement d’un produit qui empêche les graines de germer.

Ce traitement est simplissime à appliquer.

Mais, je dois vous l’avouer, nous n’utilisons jamais cette solution dans les jardins dont nous avons la charge car, avant toute chose,  nous cherchons à éviter autant que faire se peut, l’emploi de traitement chimique et par ailleurs, une terre jamais travaillée par des outils (bêche, binette,…) ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de nos jardins.

 

 

 

      2ème solution, le paillage.

 

  Il y a plusieurs façons de pailler ses massifs . La méthode la plus ancienne : le bon vieux « mulch » anglais consiste à  étaler directement sur le sol des petits débris végétaux, (feuilles, brindilles, …). Le résultat n’est pas toujours évident et cette méthode, qui a toujours ses adeptes,  donne un aspect un peu négligé au massif.

Personnellement, j’utilise pour les grands massifs qu’il est difficile d’entretenir régulièrement, une « toile  de paillage » .

Tout simplement ?

Pas vraiment !

Car, qu’elle soit ou non biodégradable, un toile de paillage est toujours inesthétique, c’est le moins qu’on puisse dire !

Mais, avec un peu d’imagination on peut transformer cet inconvénient en élément de décor.

Ainsi, quoi de plus simple que d’utiliser des matériaux du site pour recouvrir cette toile ? Et  personnellement, je ne suis pas adepte de l’utilisation systématique de  l’écorce de pin et autre pouzzolane qu’on voit dans tous les massifs quelque soit la région.

Quoi de plus beau et de plus naturelle que l’utilisation d’un matériau local ?

Sur ce massif de rosiers que nous avons crée, j’ai pris 3 photos : fin Février, mi-Mars et début Avril.

J’en prendrais une en Mai , lorsque les rosiers seront en fleurs !

 

1.jpg
2.jpg
3.jpg

  3ème solution , celle que  j’utilise dans mon jardin. (Les jardiniers sont un peu masochistes !) 

 Un bon bêchage à la sortie de l’hiver, puis de temps en temps, au gré des saisons    griffage, binage.

 Sans oublier mon sécateur à portée de la main.

 Le bon vieux jardinage, quoi !

 A chacun son sport…

 

 

 

 

 


mercredi, 22 avril 2009

Lutter contre les pucerons

 

2.jpeg

 

 


samedi, 04 avril 2009

Le chiendent

Image 3.png

Samedi 4 Mars

Pour faire suite à ce que j’écrivais hier .

Il existe une alternative intéressante au gazon traditionnel : c’est … le chiendent !

Pour nous, paysagistes, la notion de « mauvaise herbe » n’existe pas vraiment.

Il s’agit en fait, de plantes indésirables à un emplacement précis.

Mais le plus souvent, dans un jardin, chaque plante a sa place !

Nous avons effectué ce placage de chiendent fin Juillet 2008.

En hiver, on dirait effectivement un paillasson, mais est ce un inconvénient, dès lors qu’il est homogène ?

Dès les beaux jours, tout reverdit. ( la photo a été prise cette semaine).

Le chiendent c’est beaucoup moins d’eau ( et par les temps qui courent …) et … beaucoup moins de tonte .


lundi, 30 mars 2009

Gazon fatigué

pisse de chienne.jpg

Pour les gazons, c’est déjà la reprise de la croissance, les premières tontes et les premiers arrosages mais,  avant tout, une petite « remise en route » est bien souvent nécessaire .

Sur cette photo prise il y a 3 jours, d’un gazon installé depuis 6 ou 7 ans, on constate

la présence de taches vertes .

Si ce gazon inspire la chienne du propriétaire pour faire ses besoins, cela n’a pas que des inconvénients !

En effet, si ces taches sont vertes c’est que l’urine contient de l’azote.

 

 Cela nous montre  mieux que des analyse compliquées que ce gazon meurt de faim !

 

Un épandage d’engrais azoté réglera très rapidement le problème.

( D’où l’intérêt d’établir un plan de fertilisation…)

 

On constate également sur cette photo les stries laissées par le passage du scarificateur .

 


Toutes les notes